Jean Pierre Bréus

secrétaire départemental POI

Loire Atlantique

le 2 février 2012

Ne touchez pas à la Sécu !



 Les ordonnances de 1945, dont est issue la Sécurité sociale, malgré les limites apportées par le gouvernement d’union nationale, sont issues directement du programme élaboré en 1943 par la CGT clandestine.
Le plan de la CGT prévoyait  : 


-    La gratuité complète des soins médicaux
-    La gestion de la Sécurité sociale par les seuls représentants des salariés
-    La gestion de tous les risques par une caisse unique
-    Le financement par les cotisations calculées sur les salaires.

Les ordonnances de 1945 ne reprendront que partiellement ce plan, notamment la gestion par les seuls représentants des salariés.


Le patronat n’a jamais accepté la Sécurité sociale. En 1945, le Centre national du patronat français, l’ancêtre du Medef dénonçait le caractère totalitaire du projet, «  Nous dénonçons le risque extrêmement grave que comporterait la gestion par un seul organisme de sommes considérables, se chiffrant chaque année par dizaines de milliards ». 


Des milliards pour garantir les soins aux malades, les pensions aux retraités, les allocations aux familles, c’est du totalitarisme ! Par contre des milliards dans les mains des banquiers et des spéculateurs, c’est la liberté ! Le patronat n’a jamais renoncé à récupérer ces sommes dont le montant dépasse le budget de l’Etat. C’est ainsi qu’il faut comprendre le débat actuel sur la Sécurité sociale !


A quelques mois des présidentielles, les propositions des différents candidats sur la « réforme » du financement de la  Sécurité sociale se multiplient avec une constante, à droite comme à gauche, « la sécurité sociale ne peut plus être financée par le travail », c'est-à-dire par les cotisations payées par le patronat, parce que cela pénaliserait l’emploi et la « compétitivité de l’économie ». Il faudrait donc trouver d’autres sources de financement.
Dimanche 29 janvier, Sarkozy a annoncé la décision d’accorder aux patrons de nouvelles exonérations patronales.


Les patrons seraient exonérés de 13 milliards supplémentaires de leurs cotisations  « famille » de la Sécurité sociale. Dans le même temps serait décidée une hausse des impôts : la TVA, devenue sociale pour l’occasion, passerait de 19,6 % à 21,2 % et la CSG serait également augmentée de deux milliards.
13 milliards supplémentaires que les patrons ne paieront plus. Rappelons que les compensations, d’ailleurs incomplètes (ce qui crée de toutes pièces le « trou » de la Sécu), se font par l’impôt qui finance donc les exonérations patronales !


Tout cela pour, prétendument, favoriser la création d’emplois.


Il n’y a aucun emploi créé, bien au contraire !


La preuve ? De 1980 à 2010, les exonérations patronales n’ont cessé de progresser d’année en année. Elles sont ainsi passées de 0 à 30 milliards par an. Dans le même temps, les emplois dans l’industrie sont passés de 5,3 millions à 3.29 millions, le chômage (pour la seule catégorie A) est passé, lui, de 1,3 million à 2, 6 millions ! 


Alors, pourquoi le gouvernement s’acharne-t-il à modifier le financement de la Sécurité sociale en remplaçant les cotisations par l’augmentation des impôts ?


Parce que le budget de la Sécurité sociale, constitué par la collecte des cotisations sociales, c'est-à-dire le salaire différé, propriété des salariés, est utilisé pour répondre aux besoins des assurés sociaux.


L’impôt, lui, est utilisé par le gouvernement comme bon lui semble : il peut par exemple financer avec l’impôt, la guerre en Afghanistan ou en Libye, il peut utiliser les impôts pour rembourser la dette de l’Etat que les spéculateurs ont creusée…


Remplacer la cotisation par l’impôt, c’est piller le salaire différé, c’est briser la Sécurité sociale de 1945 !


Que la patronne du Medef, Laurence Parisot, se félicite de cette fiscalisation, allant même jusqu’à proposer qu’on en rajoute en fiscalisant une partie des cotisations ouvrières, on le comprend !


Mais comment comprendre que François Hollande ait déclaré au Bourget vouloir « fusionner l’impôt sur le revenu avec la CSG dans le cadre d’un prélèvement progressif sur le revenu » ?


La CSG est certes un impôt, mais pour le moment, elle ne sert qu’à la Sécurité sociale. Or, sa fusion avec l’impôt sur le revenu en fait un impôt non affecté, comme le reste des impôts indirects ou directs.


La fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu, c’est la fiscalisation de la Sécu, comme la TVA « sociale » !

Ne touchez pas à la sécu de 1945
Stop aux exonérations patronales
ni augmentation de la TVA ni augmentation de la CSG
Non à la fiscalisation de la sé
curité sociale









le 8 janvier 2012

A propos du courage en politique…

 

    En ces premiers jours de l’année 2012, les mesures les plus brutales continuent à s’abattre sur la classe ouvrière, hausse d’au moins 3,2% des mutuelles, plus 4,4% pour le gaz, plus 3,2% pour la SNCF, hausse de la CSG, salaires et prestations sociales au régime sec… C’est dans ce contexte que le gouvernement décide de mettre rapidement en place une TVA dite sociale, mesure présentée comme « courageuse » à quatre mois des élections présidentielles.

Avec cette TVA « sociale », il s’agit de « repenser le financement de la Sécurité Sociale. 

Il ne s’agit de rien d’autre que de la fiscalisation de la protection sociale. Il s’agit  de remplacer la solidarité ouvrière fondée sur les cotisations, c'est-à-dire le salaire différé, par un budget financé par l’impôt, c'est-à-dire géré par l’Etat qui en définit l’affectation comme il veut. Alors qu’il n’est question que de réduction des déficits publics, on peut facilement imaginer quel sera le sort du budget de la sécurité sociale d’un gouvernement considérant cette réduction inéluctable.

Comment est-il possible de qualifier de « courageuse » une mesure contraire aux intérêts de l’immense majorité de la population ?

Un parti qui gouverne est il obligé de prendre des mesures « courageuses » impopulaires ?

Alors que selon l’Insee, un Français sur sept vit en dessous du seuil de pauvreté, que la jeunesse est condamnée à une précarité sans fin, que Sécurité sociale et services publics sont la cible d’attaques répétées, que 29% de la population ne se soigne pas faute de moyens, contre 11% il y a deux ans, y aurait-il une fatalité qui frappe les gouvernements en place, fatalité qui les empêcherait de satisfaire les revendications des travailleurs et qui les obligerait par contre à satisfaire les appétits des marchés financiers et des agences de notation ?

Cette fatalité, qui n’en est pas une, porte un nom, la soumission aux diktats de la troïka, FMI, Union européenne, BCE, la tentative de faire croire que la régression sociale est une fatalité, que la seule possibilité offerte à la classe ouvrière et à ses organisations c’est de se résoudre à accompagner la régression et pire à la mettre en place.

Face à cela, le POI affirme qu’une autre  politique est possible, une politique d’augmentation des dépenses de santé, une politique d’extension des services publics, une politique d’augmentation des moyens de l’Education nationale, et puisque les institutions de la 5ème République, puisque les institutions de l’UE ne le permettent pas, alors il faut en finir avec ces institutions,  la question qui se pose à tout gouvernement est rupture ou pas avec les plans de rigueur dictés au nom de la réduction des déficits publics et du remboursement de la dette. Rupture ou pas, la question est posée dans toute l’Europe, elle est posée en Grèce, en Espagne, en Italie, en France ! Quel gouvernement pourra imposer cette rupture ?

 

Un gouvernement capable d’imposer la rupture sera un gouvernement qui s’appuyant sur la mobilisation de la classe ouvrière, aura la volonté politique d’annuler la dette, la volonté politique d’interdire les licenciements et délocalisations, un gouvernement qui mettra  en place une politique fondée sur le droit de chaque travailleur d’avoir un vrai travail, de se soigner comme il est nécessaire, une politique fondée sur le droit de chaque jeune à faire des études débouchant sur une vraie qualification, un vrai salaire, un gouvernement libre de convoquer une véritable Assemblée constituante dans lequel les délégués du peuple affirmeront la souveraineté du peuple, la souveraineté de ses décisions par rapport au cadre corporatiste de la troïka.

 

Qu’est ce qui empêche une telle politique sinon la soumission totale à une autre politique ? 

Il n’ ya pas plus de fatalité à l’explosion de la dette qu’il n’y en a à sa soumission, les deux relèvent de décisions politiques au service d’une infime minorité.

 

Non à l’union sacrée !

Rupture avec la dictature de la dette !




__________________________________________________________________________




POIPARTI OUVRIER INDÉPENDANT

Pour le socialisme, la République et la démocratie

Membre de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples

 

Comité « Erdre et Gesvres »

 

le 13 décembre 2011

Thierry Gicquel

Secrétaire du Comité

06 83 32 97 63  / thierry5744@hotmail.fr

20 rue de la l'oeuf

44119 Treillères

 

 

A Monsieur le Président de la Communauté

de Communes d'Erdre et Gesvres

 

 

            Monsieur,

 

            Comme vous le savez, une très grande majorité de citoyens de la Communauté de Communes sont opposés à la mise en place du nouveau mode de gestion et de facturation de leurs ordures ménagères. De nombreuses pétitions allant dans ce sens ont vu le jour depuis maintenant quelques semaines.

 

            Le Comité Erdre et Gesvres du POI y est également opposé et revendique en conséquence l'abandon de ce nouveau mode de gestion et de facturation des ordures ménagères.

 

            La Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères va laisser place à une redevance avec comme conséquence une augmentation importante du coût pour les contribuables. En fait, à une logique de service public fondé sur l'impôt, on substitue une logique de privatisation avec facturation à la clé. Dans un contexte où les salariés ont déjà des difficultés financières, de nombreux citoyens choisiront une cadence de présentation du bac inférieure à leurs besoins réels. Dans ces conditions, des dépôts sauvages risquent de voir le jour. Où est l'écologie là dedans ?

 

            Nous nous étonnons aussi du contenu du guide pratique diffusé à tous les habitants de la communauté de communes qui ose se vanter de nous aider à réduire les déchets et à alléger nos factures !

 

            Comme vous le savez également, parmi les très nombreux opposants à ce mode de gestion et de facturation, certains ont refusé de s'équiper du « nouveau bac à puce ». Il n'y a qu'une seule issue immédiate à ce refus, c'est la poursuite pour l'instant de la levée des anciennes poubelles. Comment pourrait-il en être autrement dans une situation où nombreux sont ceux qui sont prêts à déposer après le 1er janvier leurs poubelles devant les mairies. La sagesse, c'est le gel du nouveau mode de gestion de ramassage des ordures ménagères. La démocratie n'en serait que renforcée.

 

            Bien entendu nous sollicitons une rencontre afin d'exposer dans le détail nos positions.

 

            Veuillez agréer, Monsieur le président de la Communauté de Communes, l'expression de nos salutations distinguées.

 






Extrait de Presse Océan du 14 décembre 2011


"Des habitants sont mécontents du passage à la redevance incitative et le font savoir. Cris au « scandale », pétitions, réunion houleuse… La grogne enfle. Concrètement, la majorité des habitants du département paye la taxe d’enlèvement des ordures ménagères avec sa taxe foncière. À l’horizon 2013, au moins 10 communautés de communes sur 23 seront à la redevance incitative, avec un abonnement fixe et part variable selon le nombre de présentation des poubelles. La facture peut alors être plus élevée pour les familles…."



________________________________________________________________________

26 novembre 2011

Communiqué du comité « Erdre et Gesvres »

 

 

Les actionnaires de Véolia peuvent se frotter les mains. La « redevance incitative » rendue obligatoire par le « grenelle de l'environnement » va remplacer la Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères. A une logique de service public fondé sur l'impôt, on substitue petit à petit une logique de privatisation tous azimuts avec facturation à la clé.

 

L'argument est bien rôdé. Ainsi le délégué communautaire d'Erdre et Gesvres en charge de l'environnement, explique « la redevance incitative présente l'avantage de représenter la réalité du coût du service. Les gens ont ainsi conscience de la vérité des prix ». Généralisons ce principe et ce sera la fin de tous les services publics !

 

Les conséquences, les voici :

 

-        à service équivalent (levée 1 fois par semaine pour une famille de 4), la redevance s'élèvera à 403,05€ là où la taxe des ordures ménagères s'élève entre 150 et 200 € dans la plupart des cas (en fonction de la valeur locative de l'habitat).

 

-        Une redevance supplémentaire de 4€ sera demandée au delà de 12 accès à la déchèterie.

 

La redevance pourra être plus faible dans le cas d'une levée très espacée (toutes les 2 ou 3 semaines voire même tous les 2 mois !!!). Ce qui n'a rien de très écologique.

 

Dans un contexte où les salariés ont déjà des difficultés financières, de nombreux citoyens choisiront une cadence de présentation du bac inférieure à leurs besoins réels. Dans ces conditions, des dépôts sauvages risquent de voir le jour (y compris pour le dépôt des tontes de jardin au printemps). Où est l'écologie là dedans ?

 

Et le guide pratique diffusé à tous les habitants de la communauté de communes ose se vanter de nous aider à réduire les déchets et à alléger nos factures !

 

Ceci est inacceptable, non seulement on liquide le service public (avec tous les risques de multiplication de dépôts sauvages), mais on saigne aussi les citoyens déjà durement touchés par la crise qui n'est pas la leur.

 

Une seule voie s'impose, c'est l 'abandon de ce système de gestion des déchets.

 

Afin d'obtenir l'abandon de ce système de gestion et pour un retour au vrai service public, le comité « Erdre et Gesvres du POI » s'adresse à tous les citoyens des communes concernées pour que se constitue sur cet axe le regroupement le plus large possible.

 

Samedi 26 Novembre 2011

 

Correspondants locaux :

 

Thierry Gicquel (Treillières) 06 83 32 97 63  / thierry5744@hotmail.fr

Catherine Fouquet (Sucé sur Erdre) 06 29 73 85 12

Dominique Fabrice (Petit Mars) 06 81 16 86 94

Benoît Gaborieau (Notre Dame des Landes) 06 64 69 29 89

Sophie Gillet (Nort sur Erdre – La Bricaudière) 06 89 93 37 92





________________________________________________________________________




3 novembre 2011


TOUS AUX COTES DU PEUPLE GREC !


                C’est avec la plus grande indignation que les travailleurs et le peuple français rejettent le discours de Sarkozy.


                Celui-ci prétend dicter au peuple grec ce qu’il a le droit de faire, lui dire si un référendum est possible ou pas, quelle question doit y être posée, et même la réponse qui doit y être apportée !


                Non, monsieur Sarkozy, c’est pure usurpation de votre part que de prétendre parler au nom du peuple français dans ce diktat adressé au peuple grec, « coupable » de se révolter contre le plan meurtrier dicté par les spéculateurs et les banquiers.


                 C’est pure usurpation de votre part de prétendre agir au nom de la démocratie, vous qui avez déjà piétiné le vote du peuple français lors du référendum de 2005 sur la Constitution européenne et qui, aujourd’hui, menacez le peuple grec des pires foudres à la seule évocation du mot : référendum.


Personne n’est dupe.


                Quand Sarkozy (et avec lui Merkel, Obama et les dirigeants du capital financier international) exige du peuple grec qu’il renonce à toute souveraineté, tous les peuples d’Europe et du monde sont menacés. La brutalité de la mise en garde de Sarkozy vise, à travers le peuple grec, le peuple français lui-même puisqu’elle intervient la veille de l’annonce par Fillon d’un plan d’austérité renforcée.


                 Voila pourquoi le Parti ouvrier indépendant estime urgent que s’organise en France la mobilisation des travailleurs, des jeunes et de toute la population aux côtés des travailleurs grecs contre les représentants du capital financier et contre notre propre gouvernement de banqueroutiers et de spéculateurs.


                 Les travailleurs et le peuple grec ont le droit de dire non à un plan dicté par la troïka (FMI-Union européenne-BCE) qui ampute les salaires et les pensions (jusqu’à 40 % !), liquide des pans entiers de la fonction publique (30 000licenciements immédiats), liquide toutes les conventions collectives dans le secteur privé, et veut réduire un peuple libre et souverain à un statut de peuple assujetti et misérable !


Le peuple grec, comme tous les peuples d’Europe, veut vivre libre. Il veut décider lui-même de son propre sort. Il refuse de se voir « sacrifier » sur l’autel des profiteurs, spéculateurs, banquiers et capitalistes du monde entier.


                 Le peuple grec parle pour tous les peuples d’Europe en disant : « Cette dette n’est pas celle des travailleurs et des peuples.

              Que les capitalistes payent leur propre dette ! Que les banquiers et les spéculateurs payent l’addition de leurs opérations hasardeuses ! Nous ne reconnaissons à aucun gouvernement le droit de nous imposer leurs plans ! »

                  Le peuple grec a ouvert la seule voie qui permet de sortir du « piège » de la dette (et des critères de Maastricht garantissant la stabilité de l’euro) dans lequel on veut enfermer tous les peuples d’Europe : la voie du soulèvement légitime qui a déjà produit treize grèves générales et qui, d’une manière ou d’une autre, (y compris par le référendum)balaiera demain les mesures meurtrières.


                 Il a ouvert la voie au peuple portugais, au peuple d’Espagne, au peuple italien...et il a préparé celle que devra emprunter aussi le peuple français pour sauver sa fonction publique, ses hôpitaux, sa Sécurité sociale et son industrie de la délocalisation.


                 Il a ouvert la voie à la reconquête de la souveraineté populaire et de la démocratie qui exige de s’émanciper des carcans de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI. 

 

                Au moment où il est menacé d’être mis au ban de la « communauté internationale », il nous revient à nous, travailleurs de toute l’Europe — particulièrement à nous travailleurs français — de manifester notre solidarité active et de dire à notre gouvernement : « Bas les pattes devant le peuple grec ! »Dans la continuité du meeting internationaliste qu’il a organisé le 1er octobre à Paris (meeting au cours duquel des militants et responsables ouvriers de Grèce, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, d’Espagne, du Portugal, d’Irlande ont pris la parole auprès des orateurs français), le bureau national du Parti ouvrier indépendant, réuni samedi 5 novembre ,décidera des formes appropriées pour organiser la mobilisation en solidarité avec le peuple grec.


             D’ores et déjà, contact est pris avec tous les partis et organisations qui se réclament de la défense des intérêts ouvriers afin de préparer une réponse d’envergure, dans l’unité la plus large, à la provocation du président de la République française représentant des seuls intérêts des banqueroutiers et des spéculateurs sans scrupules.


                               Les secrétaires nationaux du POI

Claude Jenet, Daniel Gluckstein, Gérard Schivardi, Jean Markun

Paris, le 3 novembre 2011, 12 heures









__________________________________________________________________




 La Grèce vue par Pessin pour Slate


"Objectivement, les temps sont mûrs
pour une révolution... "

après l'annonce d'un référendum par Papandréou d'un référendum
 (journal Les Echos)

2 novembre 2011

Dans toute l’Europe, en France comme en Grèce :

NON A LA RIGUEUR

 

Les représentants de la troïka (Union européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne) seront désormais installés en permanence en Grèce.

 

Telle est la conséquence de l’accord passé au sommet européen de Bruxelles sous la direction de Merkel et Sarkozy.

 

Cette délégation de la troïka en Grèce a pour mission de faire appliquer le plan de réduction des salaires et des pensions, jusqu’à 40 %, et la suppression de 30 000 postes dans l’enseignement.

 

Mais, dans toute la Grèce, le peuple a immédiatement manifesté sous les mots d’ordre :

 

« Prenez votre mémorandum

et barrez-vous, oust ! »

 

    Annonçant un référendum sur cet énième plan de rigueur, le Premier ministre, Papandréou, a déclenché la panique des Bourses et les protestations indignées des gouvernements de toute l’Europe !

 

Au même moment, Sarkozy décide d’un nouveau plan de rigueur. Cela une semaine seulement après la présentation de son budget d’austérité.

 

Il veut tailler 8 milliards d’euros supplémentaires dans les budgets publics, augmenter la TVA, geler 4 milliards d’euros dans le budget des collectivités territoriales.

 

Tout cela pour recapitaliser les banques. On parle de 1 000 milliards !

 

Tous seront engloutis dans le puits sans fond d’une dette qui n’a d’autre fonction que de servir les spéculateurs.

 

Voilà le prix qu’il voudrait nous faire payer pour sauver le capitalisme de l’effondrement !

 

Non à l’austérité !

Annulation de la dette !

Confiscation des avoirs des banques !

Rupture avec l’Union européenne, le FMI et la Banque centrale européenne !


_______________________________________________________________


Union sacrée pour la réduction des déficits publics
 ou défense des intérêts des travailleurs,
 Pour le POI le choix est fait !

 

30 octobre 2011


Jean-Pierre Bréus, secrétaire départemental


          Le président Sarkozy vient de s’exprimer et une fois de plus appelle à « s’élever au dessus des intérêts partisans » au nom d’un prétendu intérêt général qui n’est que le faux nez des intérêts des agences de notation, des banquiers et des spéculateurs. Et c’est donc au nom de cet intérêt général que les travailleurs dont le pouvoir d’achat ne cesse de régresser, les chômeurs dont les droits sont petit à petit rognés, la jeunesse condamnée à la précarité permanente, vont être  priés de faire de nouveaux « efforts ».


        Depuis des mois, déficits publics et dette sont présentés comme des fléaux des temps modernes, des sortes de monstres devant lesquels il ne saurait y avoir qu’une attitude possible, se soumettre. Déficits publics et dette sont « l’argument » au nom duquel des plans de rigueur sont à l’ordre du jour dans tous les pays, plans dictés par la « troïka », FMI, Banque centrale européenne et Union européenne. En France, partis et organisations syndicales sont invités à réaliser l’union sacrée avec le gouvernement et le patronat pour ensemble réduire les déficits et rembourser la dette. Et c’est un fait incontestable que beaucoup cèdent à cette invitation.


       Pour les travailleurs et les jeunes frappés de plein fouet par toutes les mesures de rigueur, il est important de comprendre pour résister.


1)    Qu’est ce que la dette publique ?

On appelle dette publique la dette de l’Etat, des collectivités locales, des entreprises et des systèmes de protection sociale. L’essentiel de la dette publique est celle de l’Etat qui représente 86% du total


2)    Y a-t-il explosion de la dette publique ?

Oui. La dette publique est passée  de 20% du PIB en 1980 à 81,7% en 2010. Cette tendance est présente dans tous les pays capitalistes.


3)    D’où vient la dette publique ?

Du déficit. Ainsi, si l’Etat a une dette, c’est qu’il a emprunté. Et s’il a emprunté, c’est que ses dépenses ont dépassé ces recettes. C’est ce qu’on appelle le déficit budgétaire (déficit de l’Etat) qui représente la majeure partie des déficits publics.


4)    Qu’est- ce qui a fait exploser la dette ?

Le financement du déficit par les marchés financiers.

Jusqu’au milieu des années 1970, l’Etat finançait son déficit essentiellement par des fonds fournis par la Banque de France à des taux faibles, voire nuls. En 1973, une modification des statuts de la Banque de France limite considérablement l’accès de l’Etat à ces prêts à bon marché, l’obligeant de plus en plus à faire appel au financement par les marchés financiers.

En 1993, toute possibilité de faire appel à la Banque de France est définitivement interdite avec l’instauration de « l’indépendance » de la Banque de France (Article 104 du traité de Maastricht).

A partir de là, l’Etat est totalement à la merci des marchés financiers et des banques qui exercent une pression constante sur lui.


5)  L’aggravation des déficits publics provient-elle de l’augmentation des dépenses de l’Etat ?

OUI ET NON

-          Oui par la rente de la dette. C’est le paiement de la dette elle-même et surtout des intérêts de cette dette qui depuis des décennies creuse les déficits. Pour rembourser le capital et payer les intérêts de la dette, l’Etat emprunte, c'est-à-dire s’endette à nouveau, emprunts qui créent de nouveaux intérêts, de nouveaux endettements et ainsi de suite.

 Il ne faut pas chercher ailleurs les causes des faillites ou des menaces de faillite de la Grèce, de l’Irlande, de l’Espagne, de l’Italie et… de la France.


-          Oui par les plans d’aide aux spéculateurs

Les dépenses publiques ont fortement augmenté depuis le déclenchement de la « crise » actuelle pour atteindre 56% du PIB. Pourquoi ? Directement en relation avec les plans d’aide aux capitalistes et aux spéculateurs. Dans le très officiel Rapport sur la dépense publique, publié par le gouvernement lors de la discussion sur le budget de 2011, on peut lire que en 2009, « la progression en volume des dépenses publiques est de 3,7%, en raison notamment de la mise en œuvre du plan de relance en réaction à la crise »


-          Non pour toutes les dépenses en faveur de la population.

Tout travailleur, tout élu, peut constater que les politiques menées par les gouvernements successifs depuis les années 1980, sous l’injonction de l’UE, au nom de la « concurrence libre et non faussée » ont visé à démanteler ce qui avait été acquis au lendemain de la seconde guerre mondiale, sous l’action de la classe ouvrière et de la population.


Depuis 1986, 3000 des 4600 entreprises publiques contrôlées par l’Etat, dont les principales banques et institutions financières, ont été privatisées par les gouvernements successifs. Année après année, les emplois de la fonction publique disparaissent, les services publics démantelés, les prestations sociales réduites (déremboursement des soins…)


Le budget consacré aux salaires des fonctionnaires et au fonctionnement de l’Etat est passé de 14% du PIB au milieu des années 1990 à moins de  13% aujourd’hui.


Toutes les dépenses autres que le remboursement de la dette et le paiement des intérêts baissent donc et cela pour financer capitalistes et banquiers ! Et ils osent dire que la population vit au dessus de ses moyens !


6)    La baisse des recettes aggrave-t-elle les déficits publics ?

Oui, par les exonérations massives d’impôts et de « charges sociales » accordées aux patrons. Depuis 30 ans, les capitalistes ont bénéficié de centaines de milliards d’euros d’exonérations fiscales accordées par tous les gouvernements, sans distinction.

En 1982, les recettes fiscales étaient de 22,5% du PIB Elles sont passées en 2009 à 15,1% !

 

7)    Alors, cette dette, ces déficits sont-ils ceux du peuple ?

Non, en 2010, le déficit public de la France était de 136,5 milliards d’euros. Pour cette même année, le paiement des intérêts de la dette publique s’est élevé à 42 milliards d’euros, les exonérations fiscales et de « charges sociales » se sont élevées à 115 milliards d’euros. Faites le compte ! Sans cette arme de destruction massive du peuple  qu’est la dette, sans le pillage dont sont victimes les organismes sociaux, aucun déficit, et même un excédent de 20 milliards d’euros ! C’est cela la dictature des déficits publics ! Faut-il s’y soumettre ? Non !  Quel que soit le gouvernement qui en prend la responsabilité !

 

-      AUCUN CONSENSUS POUR LA RÉDUCTION DE LA DETTE ET DES DÉFICITS !

-         RUPTURE AVEC L’UNION EUROPÉENNE, SES DIRECTIVES, SES TRAITÉS !

-  NATIONALISATION DES BANQUES, SANS INDEMNITÉS NI RACHAT !

-        ANNULATION DE LA DETTE !

 

REJOIGNEZ LE PARTI OUVRIER INDÉPENDANT !



le 15 octobre

Collège Jean Monnet à Vertou

       Le Parti ouvrier indépendant se félicite de la décision du Conseil Général de maintenir le collège Jean Monnet de Vertou dans l'attente d'un nouveau collège dans le secteur.
     Cette décision, alors que les collectivités territoriales sont sommées de prendre leur part à la réduction des déficits publics, démontre que la résistance est possible.
         Pour le POI, aucune mesure de rigueur n'est acceptable, la dette résultat de milliards d'exonérations de cotisations patronales, du renflouement des banques avec de l'argent public, n'est pas celle des peuples.
        Le seul mot d'ordre conforme aux intérêts des travailleurs, de la jeunesse est annulation de la dette, aucune soumission au consensus sur la réduction des déficits publics.
       C'est sur cette orientation que le POI sera présent dans la campagne des législatives de juin 2012.




________________________________________________________________

le 13 octobre



Surpris et satisfait.

Retour du congrès national du POI :


Jean Jacques , délégué du 44

Jean Jacques, tu viens d'assister au congrès national du POI : content ?

         Je dirais plutôt surpris.

      Surpris d'abord par le meeting internationaliste de la veille, le nombre de participants (plus de deux mille), la diversité des origines et puis les mêmes conclusions partout :

-  non à l'acceptation de la dette, non aux diktats de la troïka FMI-BCE-U€ ;
-  rupture avec l'Union européenne ;
- les classes ouvrières doivent s'unir, pour résister aux attaques du capitalisme, décadent et aux abois.

    Surpris ensuite lors du congrès par la maturité des analyses des intervenants, par le degré de démocratie au POI ( surtout si l'on compare avec ce qui se passe dans les autres partis, y compris ceux dits de "gauche").

    J'ai apprécié la rigueur des propositions face à la situation, ressenti l'attention des délégués, je suis satisfait par les décisions prises et les perspectives ouvertes par ce congrès très important.



Que proposes tu maintenant à Nantes ?

     A Nantes nous relayons bien sûr les campagnes décidées, tant au niveau départemental que national, mais nous avons des actions propres au comité
  • distribution de tracts, organisation de réunions d'information, manifestations...
  • aide aux autres comités sur des sujets brûlants d'actualité : fermetures de bureaux de poste, de collèges, privatisation de services publics...
   Les membres du comité sont aussi des observateurs attentifs de la politique suivie sur l'agglomération nantaise et nous poursuivons les campagnes engagées contre :
  • les augmentation d'impôts locaux,  du prix des transports en commun, des stationnements ;
  • les privatisations ou désengagements dans les services publics ;
  • l'opacité financière et les choix très contestables ;
  • et finalement des politiques basées sur une communication souvent démagogique au service d'une minorité qui ne représente pas la classe ouvrière;
Il nous faudra donc informer, et en même temps proposer des alternatives afin d'agréger de nouvelles forces et développer le comité.








___________________________________________________________


Brève


Vendredi 4 octobre, à l'occasion de l'assemblée des maires de Loire Atlantique à La Beaujoire, des militants du POI ont distribué la "lettre ouverte au Président de la République" aux maires présents.




________________________________________________________________


Le 4 octobre par L. Ormières


Gérard Schivardi :
 Entretien avec le journal  l'Indépendant

 



Vers une rencontre avec Sarkozy ?

"Les impôts ont baissé dans mon village sans que l'on touche aux taux communaux !"



Toujours aussi combatif, Gérard Schivardi continuera à faire entendre sa voix.

  © Photos J. L.


Pour quelles raisons ne serez-vous pas candidat à la Présidentielle de 2012 ?

     Ça s'est décidé démocratiquement dimanche, au congrès du Parti Ouvrier Indépendant organisé à Paris. Tous nos militants ont voté pour déterminer si le POI devait ou non présenter un candidat à la Présidentielle : la réponse a été "non" à 80 %.

Comment avez-vous accueilli cette décision ?

        Elle n'a fait que conforter ma propre opinion. En 2007, j'avais déjà dit que la Présidentielle était à mes yeux inutile. On n'a pas besoin d'un  Président de la République ! Avec l'omnipotence de l'Europe, il est devenu un transmetteur   sans pouvoir ! Si j'avais été élu il y a cinq ans, j'aurais exercé ma fonction sans solde juste le temps de mettre en place une assemblée constituante avec des députés élus et contrôlés par le peuple, susceptibles d'être remplacés au bout d'un an s'ils ne faisaient pas leur travail.

Pas de regret, donc ?

     Que la majorité du parti ait choisi de ne pas prendre part à cette mascarade ne me pose pas de problème. J'avais proposé de me mettre au service du POI s'il décidait de se lancer, mais je ne faisais pas de la Présidentielle une affaire personnelle ! Mon seul regret, c'est que je n'aurai pas l'occasion de m'expliquer avec Marine Le Pen. Dans son programme, elle reprend à son compte beaucoup de mes propositions de 2007, que ce soit la sortie de l'UE, le retour au franc ou la libre administration des communes. J'aurais aimé remettre les choses à leur juste place…

Dans la foulée, le POI a choisi d'être présent aux législatives…

     Tout à fait. Nous présenterons des candidats partout où cela sera possible. Nous voulons profiter de cette occasion pour parler avec les Français les yeux dans les yeux, leur expliquer qu'il existe d'autres façons de gouverner notre pays et de le sortir du marasme actuel.

Vous allez donc passer de la Présidentielle aux législatives !

       Oui, puisque je serai candidat sur la première circonscription. Là encore, j'ai envie de rencontrer mes concitoyens en face à face, et de discuter avec eux de l'avenir de la viticulture ou encore de l'intercommunalité. L'Etat veut nous l'imposer et la plupart des grands partis y sont favorables, alors que la majorité des maires est contre ! Il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé au Sénat pour s'en convaincre ! Le vote des maires n'avait rien d'une adhésion aux idées du PS ou des Verts : il exprimait surtout un ras-le-bol face à une réforme qui scellerait la disparition des communes, et donc de la République.

A terme, quelle sera la stratégie du POI ?

        Si les citoyens nous accordent leur confiance et élisent des députés non soumis à un apparatchik, nous pourrons créer au Palais Bourbon un semblant d'assemblée constituante. Cela provoquerait automatiquement un changement de politique, et donnerait une bouffée d'oxygène au pays. Tout le reste n'est que foutaises, et mène la France à la catastrophe.



 Malville : A quelle heure ça ouvre ?

le POI 44 soutient le combat mené pour le maintien du bureau de poste

- 500 signatures recueillies sur la pétition
- motion votée par le conseil municipal du 20 septembre à l'unanimité moins une abstention
- Mme Bouyer, députée de la circonscription a signé la pétition et s'est engagée à écrire à la Direction de la Poste en demandant le maintien du bureau de poste.



Lettre pétition 

Maintien en intégralité du bureau de Poste de Malville

 

Au  conseil municipal du 12 juillet 2011, Monsieur le Maire a donné en information que la poste proposait 3 solutions :

 

A- fermeture le lundi toute la journée et les autres jours fermeture à 12 heures.

B- installation de la poste dans un commerce.

C- installation de la poste à la mairie (prise en charge du salaire de l'agent au prorata du temps de travail de la poste).

 

Aucune de ces 3 propositions n'est acceptable.

Cela nous obligerait à terme à faire le déplacement au bureau de poste de Savenay le service rendu étant limité et toutes les opérations n'étant plus assurées.

C'est bien là la conséquence de la privatisation de la Poste qui privilégie la rentabilité au détriment du service public : c'est à dire le service rendu à la population.

Nous, élus, syndicalistes et citoyens décidons de nous mobiliser pour garder notre bureau de Poste dans son intégralité pour ce faire nous avons constitué un comité de défense de notre bureau de poste.

Nous pensons que le bureau de poste dans notre commune est un lien social indispensable.

 

Agissons tous ensemble en signant la lettre pétition.





                                     17 septembre


Les banquiers et les spéculateurs se déclarent en faillite… et ils osent présenter la note aux travailleurs et aux peuples !


·         Ils osent dire : la jeunesse doit payer ! C’est ce que fait le gouvernement, qui a supprimé des dizaines de milliers de postes dans l’enseignement, provoquant une rentrée catastrophique, et qui, par la loi Cherpion, veut contraindre tous les jeunes de 18 à 30 ans à la précarité.

·         Ils osent dire : tous les peuples d’Europe doivent payer ! C’est ce que font les gouvernements qui appliquent les plans de rigueur meurtriers du Fonds monétaire international (FMI), de l’Union européenne et de la Banque centrale européenne (BCE), détruisant les nations.

·         Ils osent dire : les ouvriers de l’automobile doivent payer ! C’est ce qu’annonce le patron de PSA, pour qui il est « essentiel que l’euro soit préservé », et annonce que pour cela, il y aura suppression d’emplois et « réduction des coûts » (Le Figaro).

·         Ils osent dire : la Sécurité sociale doit payer ! Le président « socialiste » de la Cour des comptes appelle à diminuer une nouvelle fois les remboursements et à réduire les effectifs des personnels.

·         Ils osent dire : les services publics doivent payer ! C’est ce que réclame le quotidien capitaliste Les Echos, pour qui il faut aller jusqu’au bout des privatisations : « Il faut adresser aux marchés financiers (…) un signe fort (…) en s’aidant des éléments constitutifs du patrimoine national. »

 

         Le journal Le Monde, citant tous les partis — de droite et « de gauche » — en lice pour la présidentielle, titre : « Unanimité politique pour sauver les banques. »

 

        Mais « sauver les banques », c’est engloutir des milliards d’euros dans un puits sans fond et multiplier les attaques contre les travailleurs, les jeunes et les peuples pour financer des « plans de sauvetage » qui sont autant de plans de faillite.

 

Les travailleurs, les jeunes et les peuples de Grèce, du Portugal, d’Italie, d’Espagne, de Grande-Bretagne, de France et de toute l’Europe disent non.

 



                                        1er septembre


Cette dette n’est pas celle des travailleurs !

Une dette entièrement fabriquée en trente ans au bénéfice des capitalistes !

La preuve par les chiffres !


              Selon certains, les déficits résulteraient d’un excès de services publics et des « largesses de la protection sociale ». Les travailleurs vivraient au-dessus de leurs moyens !

                 Malheureusement pour ces apôtres de la régression sociale qui considèrent donc qu’il faut réduire les déficits publics,  les chiffres sont têtus.

            En 1993, les dépenses de l’Etat, mesurées en pourcentage de la richesse nationale, représentaient 25,5% du PIB ; en 2008 ces  dépenses n’en représentaient que 20% !

                    Mais alors d’où viennent les déficits, d’où vient cette dette ?

             Ils proviennent d’une même  politique conduite par tous les gouvernements depuis près de 30 ans, une politique d’allègement de l’’impôt pour les plus riches, de prise en charge par l’Etat de dépenses au profit du patronat et du renflouement des banquiers suite à la crise financière en 2008 ! Qu’on en juge !


   Allègements d’impôts et cadeaux fiscaux pour les plus riches

En 1986, le taux d’imposition de la tranche maximale de l’impôt sur le revenu était de 65%.Il n’a cessé de diminuer pour être ramené en dessous de 50% par le gouvernement Jospin en 2000 et aujourd’hui à 41%. L’impôt sur la fortune a vu sa portée systématiquement affaiblie par toutes sortes d’exonérations. Emblématique jusqu'à la caricature, le bouclier fiscal qui a vu l’Etat restituer tout ou partie de leur impôt aux plus riches ( en 2009, 679 millions d’euros)

     Même évolution pour l’impôt sur les sociétés

Jusqu’en 1985, le taux de cet impôt était de 50%. Le ministre Bérégovoy l’a réduit en 1993 au taux encore en vigueur aujourd’hui de 33%.  Sur les sociétés du CAC 40, il n’est que de 8% et ce sur les bénéfices officiellement déclarés , sans parler de l’évasion fiscale.

C’est ainsi qu’en 30 ans de contre-réformes fiscales, les recettes de l’Etat qui représentaient 22,5% du PIB en 1982 n’en représentaient plus que 15,1% en 2009 !  c’est 142 milliards d’impôts et de taxes en moins soit une somme équivalent au déficit de cette même année 2009 !

Mais ce n’est pas tout…

  L’Etat paie à la place des patrons taxes et cotisations sociales

La taxe professionnelle réduite par Strauss-Kahn ( pour la part dite salariale) en 1999 et supprimée en 2010 par Sarkozy donne lieu à compensation par l’Etat. C’est ainsi que chaque année ce sont 15 milliards payés par  l’Etat en lieu et place des entreprises . L’Etat prend également en charge les exonérations de cotisations sociales consenties au bénéfice des entreprises, coût :  22 milliards par an.

 

     Les plans d’aide aux banques et aux grandes entreprises depuis la « crise »

Durant la période 2007-2009, le déficit et la dette ont explosé : 51 milliards de déficit en 2007, 142,5 milliards en 2009 ! En 2010, le déficit reste de 136,5 milliards. Le dernier chiffre connu de la dette  le 31 mars 2011 est de 1646 milliards.

Cette dette n’est donc en rien celle de la population ! 

·      La dette de l’Etat est une excellente affaire pour les spéculateurs et les banques.

Les bénéficiaires fortunés des allègements d’impôts (particuliers et entreprises) placent les sommes ainsi économisées sur le marché de la dette, c'est-à-dire prêtent aux Etats. Ces prêts leur rapportent des intérêts : ils sont ainsi deux fois gagnants, moins d’impôts et des intérêts à engranger !

La dette de l’Etat a produit 45 milliards d’euros d’intérêts en 2010, (deuxième poste de dépenses de l’Etat) soit l’équivalent du produit de l’impôt sur le revenu, 45 milliards qui viennent encore gonfler  la dette.

Ce sont donc les banques qui prêtent aux Etats endettés à cause… des plans de soutien à ces mêmes banques !

Ces banques se financent auprès de la Banque Centrale Européenne à un taux très faible, voisin de 1%, pour prêter aux Etats à 3%, et à un taux bien supérieur dès qu’un doute surgit sur les capacités de remboursement (les banques prêtent à la Grèce à 12% !)

 

La dette est donc une véritable rente au profit des spéculateurs et des banques, au prix des plus grands sacrifices imposés à la population.

 

Ni remboursement, ni moratoire, annulation de la dette, c’est la seule exigence conforme aux intérêts des travailleurs et de la population !

Jean-Pierre Bréus, secrétaire départemental du POI.

                                                   18 août 2011



Ce ne sont pas les “marchés” qu’il faut sauver,
ce sont les acquis des travailleurs et de leurs familles !
 

LA “RÉDUCTION DES DÉFICITS PUBLICS”,

C’EST UNE RENTRÉE SCOLAIRE AVEC 16 000 ENSEIGNANTS EN MOINS ! 

      Après la Grèce, l’Espagne, le Portugal, c’est l’Italie, où Berlusconi vient d’annoncer un nouveau plan de rigueur de 45 milliards d’euros contre les familles, les travailleurs (retraite à 65 ans pour les femmes, 70 ans pour les hommes, privatisations massives, réduction brutale du financement de la santé, des hôpitaux et des collectivités locales, réduction du nombre de fonctionnaires).

      C’est maintenant au tour de la France : sous l’injonction de la « troïka » (Banque centrale européenne, Union européenne, FMI) et des agences de notation, se dessine un nouveau plan de rigueur de 10 milliards, qui sera divulgué le 24 août.

      Nous sommes à quinze jours de la rentrée scolaire : comment va-t-elle se passer, quand 16 000 postes d’enseignants sont supprimés (plus 14 000 autres postes de fonctionnaires d’Etat).


      A chaque exigence des « marchés », ce sont de nouveaux coups contre la classe ouvrière, les jeunes, les retraités et les familles. Le seul objectif, de la « gauche » comme de la droite, c’est la « réduction des déficits publics ».


      D'où viennent-ils, ces déficits publics ? Ils ne tombent pas du ciel. Pour tenter de sauver un système capitaliste en faillite, engagé dans la plus terrible offensive pour écraser le « coût du travail », les gouvernements ont renfloué les banquiers à coups de centaines de milliards d’euros.


      Ils exonèrent les capitalistes d’impôts et de cotisations sociales. Et ensuite, ils utilisent le prétexte des « déficits » créés par eux pour prendre les mesures d’exploitation de la classe ouvrière et de la jeunesse.


      Ils utilisent pour cela un « argument » à leurs yeux décisif : l’obligation de ramener à 3 % (et demain à 0 %) du produit intérieur brut (PIB) les déficits publics, obligation inscrite dans le traité de Maastricht.


      Les banquiers mettent sur pied des « agences de notation », auxquelles les gouvernements se soumettent avec zèle.

      Les travailleurs sont en droit de dire : ce n’est pas notre existence qui doit être brisée, c’est Maastricht, ses critères, ses déficits, son euro et l’Union européenne.

     Pour les travailleurs, les retraités et la jeunesse, il n’y a pas d’autre voie que se dresser sous toutes les formes contre la subordination à la « nécessaire réduction des déficits publics ».


Papandréou en Grèce,
           Zapatero en Espagne,
                      Berlusconi en Italie,
                             Sarkozy et Merkel  organisent tout pour « rassurer les marchés » : la classe ouvrière est confrontée à un « consensus droite-gauche » à tous les niveaux. Nous le répétons : il faut agir pour briser le consensus entre tous les partis institutionnels sur la "nécessaire réduction des déficits publics".

Pour contacter le POI en Loire Atlantique :

jeanpierre.breus@numericable.fr



10 août 2011

 

 

LES TRAVAILLEURS ET LES PEUPLES N’ONT PAS À PAYER !

NON À LA DICTATURE DE LA RÉDUCTION DES DÉFICITS !

 

       Grèce, Portugal, Espagne, Italie, France... Partout, les gouvernements veulent imposer la réduction des dépenses publiques.

      Aux Etats-Unis, l’accord signé entre les démocrates et les républicains constitue une attaque sans précédent contre les travailleurs et la population laborieuse. Paul Krugman, prix Nobel d’économie, déclare : « Cet accord sur la dette aux Etats-Unis est une abjecte capitulation. »

     Capitulation devant qui ? Devant les « agences de notation » mises en place et financées par les banquiers, les spéculateurs, par l’impérialisme, pour imposer les privatisations, les réductions des dépenses publiques.

Le peuple américain n’accepte pas : pendant que les caméras, les médias avisés parlent constamment de la baisse par l’agence de notation Standard and Poor’s de la note des Etats-Unis, des militants syndicalistes et ouvriers de ce pays veulent organiser la riposte contre l’accord conclu entre les partis républicain et démocrate.

La direction de la première centrale syndicale des Etats-Unis, l’AFL-CIO, a été amenée à condamner les mesures de coupes sociales qui sont le cœur de cet accord. Les déclarations de dirigeants syndicaux se multiplient : « Comment les dirigeants et les adhérents de l’AFL-CIO et de Change to Win doivent-ils riposter ? Il y a une forme d’action qui peut produire des résultats positifs : qu’un jour déterminé, les millions de travailleurs syndiqués cessent le travail. »


Consensus droite-« gauche » au niveau international, européen,

pour tenter de sauver le système

     Pour sa part, le Parti ouvrier indépendant se prononce pour l’indépendance de classe. A l’initiative du POI, 50 000 travailleurs, jeunes, militants ont contresigné l’appel contre la dictature de la réduction de la dette, contre son inscription dans la Constitution, pour la défense des acquis sociaux et des services sociaux.

Le Parti ouvrier indépendant refuse que le peuple et les travailleurs soient sous le diktat de l’Union européenne, de la Banque centrale, du FMI, des « agences de notation ». Cette crise n’est pas la nôtre, nous n’avons rien à payer pour la régler.


L’internationalisme ouvrier se dressant contre la dictature du FMI et de l’Union européenne sera au cœur du meeting du 1er octobre, à Paris.

Des militants ouvriers de Grèce, d’Irlande, du Portugal, d’Espagne, d’Allemagne, de Grande-Bretagne, de Roumanie et d’autres pays d’Europe y prendront la parole, pour dire d’une même voix : « A bas la dictature de la réduction des déficits publics, non à la dictature de la dette imposée par la “troïka” ! »

_________________________________


Non au projet de réforme constitutionnelle !

 

Lettre aux 600 premiers signataires de l'agglomération Nantaise

 

Chers(ères)  concitoyens (nnes),

Chers (ères)  camarades

 

Nous sommes déjà plus de 600 à avoir signé l’appel-pétitiondénonçant la procédure engagée par le gouvernement pour modifier la Constitution afin d'y inscrire l'interdiction des "déficits publics", le respect des équilibres budgétaires, c'est-à-dire l'instauration permanente de la rigueur, comme l'exige l'Union européenne.

 

Les conséquences de l’adoption de cette réforme seraient d’une extrême gravité, et pourtant, les partis institutionnels, les medias, n’en parlent quasiment pas ! 

 

Le 10 mai, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture la réforme par un vote majoritaire. Le texte est en cours de discussion au Sénat et pour adoption définitive, la réforme constitutionnelle devra être votée par une majorité des deux tiers des deux chambres réunies en Congrès en juillet à Versailles. Cette modification ne peut donc être adoptée que si des « transfuges » de l’opposition votent avec la majorité, ce qui s’est passé lors de la précédente réforme constitutionnelle.

 

L'opposition parlementaire a certes assuré voter contre cette réforme, mais dans le même temps, de nombreuses personnalités de cette opposition déclarent nécessaire la réduction des déficits publics ! Certains syndicalistes autour de la Confédération Européenne des Syndicats revendiquent même « une réduction graduelle des déficits publics » !

 

Ce n'est pas le peuple qui est responsable des déficits, mais bien une politique au service des spéculateurs et des banquiers qui pillent les richesses créées par  la majorité de la population. C'est ce qu'expriment tous les peuples qui résistent,  notamment le peuple grec qui n'accepte pas les plans du FMI, de la Banque Centrale Européenne et de l'Union Européenne.

 

Il est maintenant nécessaire de préparer les inévitables combats à venir. Il revient au mouvement ouvrier de s'unir au delà des désaccords compréhensibles pour refuser les diktats de l'Union Européenne et faire échec à tous les « plans sociaux » préparés par les gouvernements.

 

C'est pour discuter ensemble de toutes ces questions (et en particulier pour faire échec à la réforme constitutionnelle) que les militants dont les noms suivent invitent tous les signataires à participer à une réunion

 

 

Le jeudi 30 juin à 18H Maison des syndicats, Place de la Gare de l’Etat ( La salle sera indiquée à l’entrée).

 

Jean-Paul Charaux, Michel Forgeau, Philippe Fourrier, Christian Lambert, Thierry Lebihan, Armelle Le Mauff-Tanguy, Hugues Oboeuf, Martine Rivière.

 


Correspondant  lambert.christian51@gmail.com

 

 

 

 






Nous ne devons rien,  nous ne payerons rien.



Par centaines de milliers les travailleurs grecs, en grève le 15 juin, manifestent. Ils se sont rassemblés devant le Parlement. Le gouvernement « socialiste » veut vendre la totalité des services publics aux spéculateurs et imposer une nouvelle baisse des salaires et des pensions.

 

              Un cri retentit : « Dehors la troïka ! » Il s’agit de la coalition de l’Union européenne, du FMI et de la Banque centrale européenne (BCE) qui organisent le pillage du pays.

 

         Le directeur de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, vient de réclamer un droit de veto de l’Union européenne sur toutes les décisions des Parlements des pays membres.

Au même moment, à Athènes, on pouvait lire sur une banderole : « Nous ne devons rien, nous ne paierons rien ! »

 

Ils ont raison : “Nous ne devons rien”

 

             

              Les déficits publics, au nom de la résorption desquels le FMI et l’Union européenne pillent tous les pays, sont délibérément provoqués.

 

                  En France, le déficit public de 150 milliards d’euros correspond aux exonérations fiscales et sociales accordées aux patrons (100 milliards) et aux intérêts versés aux spéculateurs (50 milliards).

 

            Au nom de la résorption de ces déficits publics le gouvernement supprime à nouveau 16 000 postes d’enseignants à la rentrée de septembre.

 

          Au nom de la résorption des déficits publics, le gouvernement et les agences régionales de santé (ARS) ferment des services dans les hôpitaux, voire des hôpitaux entiers.

 

 “Nous ne paierons rien” : la détermination est légitime !

 

           Pour aboutir, elle nécessite de rompre avec l’obligation de réduction des déficits exigée par l’Union européenne, le FMI et la BCE.

 

          Avec le POI, 40 000 travailleurs, jeunes, militants de toutes tendances ont signé l’appel pour :

 

le retrait pur et simple du projet de réforme constitutionnelle

— la rupture avec la dictature de la réduction des déficits publics

           

Rejoignez-nous


contact avec le POI :

 jeanpierre.breus@numericable.fr

 

Lisez Informations ouvrières


________________________________________________________________


le 7 juin 2011


Non à la dictature

du FMI et de la BCE !

 

        En Grèce, des dizaines de milliers de jeunes et de travailleurs manifestent sur les mots d’ordre : « Dehors la troïka ! ». La « troïka », c’est le Fonds monétaire international, l’Union européenne et la Banque centrale européenne (BCE) qui dictent leur loi ! Le gouvernement grec Papandréou (PS) avait déjà baissé les salaires et les pensions. Il vend maintenant le pays aux spéculateurs : l’électricité, les transports, les autoroutes, les ports, la poste, les chemins de fer, les télécoms, même les îles et les plages… tout devrait être privatisé !

 

            En Espagne, la population subit le plan d’austérité du gouvernement Zapatero (PS) jetant des millions de jeunes au chômage !

 

       Au Portugal, le chef du nouveau gouvernement Passos Coelho (droite) vient d’annoncer qu’il appliquera le plan de rigueur dicté de Washington par le FMI !

            Partout en Europe cette offensive de destruction est menée au nom de la réduction des déficits publics. Et maintenant, ils veulent aller plus loin : le gouverneur de la Banque centrale européenne demande que « les autorités européennes aient le droit d’opposer leur veto à certaines décisions de politique économique nationale. Cette compétence pourrait en particulier concerner les principaux postes de dépense budgétaire et les facteurs déterminants pour la compétitivité du pays » (cité par Libération, daté du 3 juin).

          Il ne leur suffit plus que les gouvernements taillent à la hache dans les dépenses de santé, d’école, de protection sociale, bloquent les salaires, suppriment des milliers de postes dans la fonction publique…

 

        Ils veulent maintenant soumettre les institutions de tous les pays à leur botte !

 

      Mais n’est-ce pas ce que prépare, en France, le projet de réforme constitutionnelle du gouvernement qui vise à inscrire dans la Constitution la résorption des déficits publics exigée par l’Union européenne ?

 

NON A LA REFORME CONSTITUTIONNELLE !

 

       Nous sommes plus de 41 000 travailleurs et jeunes de toutes tendances politiques et syndicales qui disons, à l’appel du POI : « La défense de la démocratie exige que, sous aucune forme, les besoins du peuple et les conquêtes sociales collectives des travailleurs ne soient soumis aux politiques de réduction des déficits publics dictées et imposées par l’Union européenne. »

 

SIGNER L’APPEL

 

NON A LA DICTATURE DE LA RESORPTION DES DEFICITS PUBLICS

 

ORGANISONS-NOUS


__________________________________________________
__________________________________________________



Révolutions au Maghreb et au Proche Orient :


Quelles perspectives ?

Conférence-débat

animée par Lucien Gauthier, rédacteur en chef
d'Informations Ouvrières, de retour de Tunisie

mercredi 13 avril à 20h15

maison des syndicats

 place de la Gare de l'Etat,
 boulevard de la Prairie au Duc
salle F

entrée gratuite






24 mars 2011


élections cantonales

Communiqué du Comité départemental du P.O.I.


Le rejet de la politique du gouvernement

et

de l’Union Européenne s’est exprimé !


     Nous remercions les 870 électeurs des cantons de Nantes 3, St-Etienne de Montluc, Vertou, St-Nazaire Est, Savenay et Paimboeuf qui ont choisi ce dimanche 20 mars 2011 d’apporter leurs suffrages à nos 6 candidats.

      Ces 6 candidats ont affirmé et , bien au delà de ces élections, vont continuer à affirmer leur refus de faire reporter sur la population, au nom de « la nécessaire réduction des déficits publics », le remboursement d’une dette qui n’est pas la sienne.

     Dans notre département, comme nationalement, ces élections sont marquées par une abstention-record et confirment une nouvelle fois le fossé existant en France entre la population et les forces institutionnelles qui prétendent la représenter.

      La plupart des candidats UMP, par rapport à 2004, perdent de très nombreuses voix : c’est le REJET de la politique du gouvernement aux ordres de l’Union Européenne et des capitalistes, politique de destruction de tous les éléments de la civilisation.

      Les candidats P.S., eux aussi, perdent des voix par rapport à 2004 même si , par la jeu des combinaisons, voire des combines électorales, la plupart d'entre eux vont retrouver leur siège et sauver la face en apparence.

      C'est parce que le PS et ses alliés se soumettent à la politique de l'Union européenne et donc acceptent celle du gouvernement Sarkozy-Fillon qu'au niveau départemental ils ont perdu des voix.

     Pourquoi dans le 44 par exemple, plutôt que d'organiser la mobilisation unie de la population pour le retrait de la réforme territoriale et pour la défense des droits ouvriers, le P.S. augmente-t-il de 17% la taxe sur le foncier bâti dans un contexte où les prix des denrées alimentaires et autres produits de base flambent!

     Pourquoi le PS et ses alliés de « gauche » et « d'extrême gauche » cautionnent-ils le gouvernement dans son intervention militaire de type néo-colonialiste en Lybie, opération dont la facture s'élève déjà à 500 millions d'euros, soit l'équivalent des 16 000 postes d'enseignants supprimés cette année ! Tiens là il n'est plus question de réduction des déficits publics ! Qui peut croire sérieusement que le tandem Sarkozy-Juppé aux ordres de l'impérialisme américain a pris cette initiative pour « libérer » la Lybie et « sauver » la révolution ?

     Demain, avec le projet de réforme constitutionnelle adopté au conseil des ministres, projet visant à institutionnaliser la rigueur au nom de la « réduction des déficits » et du « pacte pour renforcer la compétitivité » devenu « pacte pour l'euro », les travailleurs et leurs organisations syndicales pourraient voir s'opposer la Constitution à chacune de leurs revendications!

     Il est clair que le 20 mars ,la population, dans sa grande majorité, a voulu signifier son refus de la politique de destruction de tous nos droits que représente la politique du gouvernement Sarkozy au service de l'Union européenne et du F.M.I.

Porter un coup d'arrêt à cette politique, organiser la résistance, c'est:

- S'engager avec les élus pour le combat de la réforme territoriale.

- Refuser la réforme constitutionnelle visant à institutionnaliser la rigueur.

- Lutter pour le maintien des services publics sous leur forme républicaine. (Poste, Education Nationale, Hôpital public ..)

- Continuer et amplifier le combat pour la nationalisation de la Navale à Saint-Nazaire avec les 150 élus qui en ont pris l'initiative.

- S'engager contre les fermetures d'établissements scolaires (cf: collège de Vertou) et des postes d'enseignants à tous les niveaux.

Le Parti Ouvrier Indépendant saura prendre ses responsabilités dans tous ces combats. Il propose à tous de le rejoindre afin de reconstruire dans ce pays un authentique parti ouvrier.


19 mars 2011


 Lybie : Communiqué

 

        Le Parti ouvrier indépendant condamne la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU n°1973, adoptée jeudi 17 mars, qui ouvre la voie à une dangereuse escalade militaire dont le peuple libyen sera la principale victime et qui ne pourra qu’aggraver la terrible situation dans laquelle il est plongé. Cette escalade militaire constitue une menace contre toutes les nations de la région, en particulier contre les révolutions en Tunisie et en Egypte.


      Ce vendredi 18 mars, la presse annonce : « Le président américain Barack Obama a appelé Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron pour coordonner une stratégie. L'Union européenne s'est dite prête à « mettre en œuvre » la résolution, dans la limite de ses compétences. La question sera à l'ordre du jour d'une réunion des ministres des Affaires étrangères prévue lundi à Bruxelles, puis d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement programmé jeudi et vendredi. À l'Otan également, les représentants des 28 Etats membres doivent se réunir vendredi pour décider des suites à donner à la résolution de l'ONU ».


     La Ligue arabe (à l’exception de l’Algérie et de la Syrie qui s’y sont opposées) est également mise à contribution. Cela, en réponse à une demande de l’Arabie saoudite dont l’armée intervient au même moment à Bahreïn pour déclencher une sauvage répression contre la population.


      Le prétexte de « l’intervention humanitaire » pour « protéger les populations civiles » est une pure hypocrisie. Qui invoque ce prétexte ? Ce sont les mêmes que ceux qui ont fourni à Kadhafi son arsenal militaire, les mêmes qui accueillaient hier Kadhafi comme un « partenaire respectable » dans la « guerre contre le terrorisme » de Bush, quand il privatisait le pétrole libyen.


     Le Parti ouvrier indépendant partage les termes du communiqué du 5 mars 2011 de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples qui affirmait : « Les mêmes qui, hier, envahissaient l’Afghanistan et l’Irak et y poursuivent une occupation meurtrière sont d’ores et déjà engagés dans une intervention militaire en Libye. Une telle intervention serait non seulement tournée contre le peuple libyen mais aussi contre les révolutions en Tunisie et en Egypte. Elle serait tournée contre la souveraineté de toutes les nations de la région, faisant un pas supplémentaire après l’instauration du dispositif Africom (commandement unifié destiné à coordonner toutes les activités militaires et sécuritaires des Etats-Unis sur ce continent). Elle serait tournée contre tous les peuples et tous les travailleurs, y compris d’Europe et des Etats-Unis, qui s’opposent aux privatisations, aux contre-réformes imposées par le FMI et l’Union européenne, à la remise en cause de la souveraineté nationale. »


     Toute organisation se réclamant de la classe ouvrière, de la démocratie et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes qui donnerait ‑ sous quelque prétexte que ce soit ‑ sa caution à l’intervention accepterait ainsi de se ranger sous le drapeau des gouvernements américain, britannique et français et se disqualifierait au regard des principes qu’elle prétend incarner.

     Pour le Parti ouvrier indépendant, il n’existe dans les heures difficiles pour la population libyenne qu’une position conforme à la tradition ouvrière de combat contre toute intervention militaire dictée par la seule défense des intérêts pétroliers : celle d’exiger contre les gouvernements français, britannique et américain, l’ONU, l’OTAN et l’Union européenne :

  • Arrêt immédiat de l’intervention militaire contre la Libye !
  • Retrait de toutes les troupes étrangères !
  • Non aux bombardements !
  • Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes !
  • Bas les pattes devant les peuples libyen, tunisien, égyptien !
  • Bas les pattes devant la souveraineté de toutes les nations de la région !
  • Troupesétrangères, ONU, OTAN, FMI, Union européenne : hors d’Afrique du Nord !

 

 

Claude Jenet, Jean Markun, Gérard Schivardi, Daniel Gluckstein,

secrétaires nationaux du Parti ouvrier indépendant

Cantonales : mars 2011


Interview de JP Bréus sur radioprun...



www.prun.net






Le 12 février 2011

Egypte 

 

 

Le POI salue la mobilisation du peuple égyptien tout entier qui a chassé Moubarak quelques semaines seulement après que le peuple tunisien ait chassé Ben Ali

 

Le POI salue la détermination avec laquelle le peuple égyptien comme le peuple tunisien entendent ne pas se laisser dessaisir de leur destin, refusant le maintien d’institutions corrompues et, dans le cas de la Tunisie, se prononçant pour une assemblée constituante.

 

Le POI salue la manière dont en Egypte comme en Tunisie, les travailleurs se placent au centre de cette révolution pour la démocratie et la souveraineté de la nation, ici (en Tunisie) se saisissant de l’UGTT, là (en Egypte) constituant de nouveaux syndicats et partout s’organisent en comités de défense.

 

Le POI met en garde contre toute tentative des gouvernements et des puissances capitalistes - à commencer par le gouvernement français et l’Union européenne - de s’ingérer dans les affaires des peuples tunisien et égyptien. C’est à eux, et à eux seuls qu’il revient de déterminer leur destin. C’est le droit des peuples à décider d’eux-mêmes

 

Le POI considère que le mouvement révolutionnaire des peuples tunisien et égyptien est un formidable encouragement pour en finir en France avec les institutions antidémocratiques de la Vème République et avec celles de l’Union européenne.

 

C’est une certitude : en France aussi, la mobilisation des travailleurs et de la population ouvrira la voie à une assemblée constituante qui aura, comme assemblée souveraine, à dissoudre les institutions de Vème République et à rompre avec l’Union européenne.

 

Ainsi pourront être jetées les bases d’une véritable démocratie politique et d’un gouvernement doté des moyens de répondre aux besoins les plus urgents de la population des villes et des campagnes.

 

Le POI se prononce en faveur d’une telle issue politique qui ne peut procéder que de la mobilisation du peuple et de la classe ouvrière.

 

Il invite les travailleurs et les jeunes à venir discuter de ces questions dans les réunions publiques que ses comités organisent dans tout le pays. Il les invite à rejoindre le POI.

 

A paris le 12 février 2011

 

_________________________________________________________________________

Le 4 février 2011


Egypte :
c’est tout un peuple qui se soulève
pour en finir avec le régime corrompu présidé par Moubarak

        Partout dans le pays, de tous les quartiers du  Caire, à Suez, à Alexandrie, à Assouan, à Ismaïlia, dans la ville industrielle et ouvrière d’Al Mahalla El-Kubra au centre du Delta, par millions, le peuple égyptien se dresse contre l’oppression et la misère, produits d’une politique de privatisations, tournée uniquement vers la satisfaction des injonctions du FMI, des spéculateurs et des marchands de canon.

       L’Egypte est la clé de voûte de l’ordre américain au Moyen Orient, c’est pourquoi tous, de l’Union européenne aux Etats Unis, cherchent à préserver l’essentiel, à protéger le régime en place.

      Comme en Tunisie, le peuple égyptien veut en finir avec le régime tout entier, pas seulement avec le mafieux corrompu Moubarak. A l’opposé, l’administration US ne cesse d’intervenir directement  pour préserver le régime avec ou sans Moubarak. Les contacts ont été établis directement avec l’état-major de l’armée égyptienne.

      Or c’est le maintien de ce régime policier et militaire qui est aujourd’hui le seul facteur de chaos et de détérioration de la situation.

      Le POI, membre de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples qui a réuni en novembre dernier à Alger une conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation, dénonce les déclarations du gouvernement Sarkozy et de l’Union européenne qui approuvent les ingérences américaines.

      Il réaffirme :


Non à toute ingérence étrangère !

C’est au peuple égyptien et à lui seul de décider de son avenir !

Vive la lutte du peuple égyptien !



_________________________________________________________________________

le 26 janvier 2011


Tunisie :
le peuple n’entend pas se laisser

confisquer  sa révolution

 

      Non la révolution en Tunisie n’est pas une  « révolution de jasmin » elle est l’œuvre  d’ouvriers, d’ouvriers agricoles, de jeunes, de précaires, de fonctionnaires, de chômeurs, de tout un peuple exploité et opprimé.

     Ben Ali est tombé, mais ce qu’exigent les manifestants, c’est la dissolution de son parti, le RCD, et du régime qu’il a mis en place.


Le peuple tunisien construit ses comités :

 

— comme le comité  de Siliana « pour la protection de la population »  qui déclare:

« Nous refusons le décret Ghannouchi de former un gouvernement d’union nationale qui s’appuie sur une constitution illégitime et une assemblée non représentative ? Nous déclarons l’élection à main levée d’une assemblée locale pour la protection de la révolution et la conduite des affaires. (…) Pour une coordination à l’échelle nationale jusqu’à l’adoption d’un nouveau Destour (Constitution) qui garantit les droits (…) et l’élection d’un Parlement représentatif populaire. »

 

       —  comme le comité de  Kasserine qui agit pour « défaire le parti qui gouverne et toutes ses structures, ses milices, geler ses avoirs et restituer au peuple tous les biens qu’il a volés, ainsi que pour juger tous les responsables de la corruption politique, financière et administrative ; reconnaître aux régions démunies (…) le droit au développement et à la répartition équitable des richesses par la création d’emplois. (…) Mettre en place un gouvernement national de salut public (…) composé de personnes qui ne sont pas impliquées dans les orientations politiques, économiques et sociales du parti au pouvoir, qui doit veiller à l’élection d’une Assemblée constituante pour l’adoption d’un nouveau Destour qui rompe avec l’ancien régime. »

 

     Alors que les enseignants sont en grève à l’appel de leur centrale syndicale, l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), revendique une «  Assemblée constituante à travers des élections libres et démocratiques qui respectent la volonté du peuple ».

 

     « S’il apparaît qu’il n’y a pas d’autre moyen pour faire entendre raison au gouvernement Ghannouchi pour qu’il parte, alors nous appellerons à la grève générale », déclare Hacine El Abassi, dirigeant de l’UGTT.

 

      La révolution qui a commencé en Tunisie est confrontée à des obstacles intérieurs, mais aussi extérieurs .

 

      Les grandes puissances capitalistes de Washington, du FMI , de Paris de l’Union européenne qui, pour poursuivre le pillage de la Tunisie prétendent empêcher le peuple tunisien de décider de son sort.

 

Gouvernement français et américain, FMI, Union européenne :


BAS LES PATTES DEVANT LA REVOLUTION EN TUNISIE !







le 22 janvier 2011




La révolution a commencé en Tunisie

 

Gouvernement français, Etats-Unis, FMI, Union européenne :


Bas les pattes devant la Tunisie !

Au peuple tunisien, et à lui seul, de décider de son avenir !

 

       Par millions, travailleurs, jeunes, paysans, intellectuels, avec la centrale syndicale historique UGTT, se sont levés, aux cris de « Du pain, de l’eau, pas de Ben Ali ! ». Ils ont chassé le dictateur corrompu.

      Le peuple, la jeunesse, les travailleurs se sont dressés contre la dictature, contre la corruption, pour la démocratie. Ils se sont dressés contre le chômage et la misère.

       Ils se sont dressés pour en finir avec les plans du FMI, dont le directeur général, Dominique Strauss-Kahn, déclarait en novembre 2008 « La politique économique adoptée ici est une politique saine et constitue le meilleur modèle à suivre pour de nombreux pays émergents ».

       Contre l’accord d’association avec l’Union européenne, signé en 1995, qui a abouti à la privatisation-pillage des entreprises publiques. Contre la dette qui écrase les peuples.

 

« La levée en masse du peuple tunisien contre la famine provoquée par la hausse des prix et contre la répression a chassé le dictateur Ben Ali. Après la gigantesque manifestation de Dublin, en Irlande, et les grèves générales de Grèce, du Portugal et d’Espagne contre les plans dictés par le FMI et l’Union européenne, après le puissant mouvement de grèves et de manifestations contre la réforme des retraites en France, la réplique des peuples s’intensifie. Elle répond à la véritable guerre engagée par le capital financier pour préserver ses profits » (Déclaration du Conseil fédéral national du POI, 15-16 janvier 2011).

 

       Ben Ali chassé, les « grands de ce monde », les Obama, Sarkozy, le FMI, l’Union européenne, prétendent s’ingérer dans les affaires internes du peuple tunisien, pour tenter de maintenir les institutions sanglantes de la dictature.      Mais le peuple tunisien veut disposer librement de son sort.

     Il refuse, avec l’UGTT, le « gouvernement de transition » qui prétend maintenir les institutions sanglantes et corrompues de l’Ancien régime.


     Comme le souligne un militant syndicaliste de l’UGTT : « Les comités populaires jouent un rôle considérable au sein de la population en prenant en charge l’approvisionnement des cités, l’entente avec les commerçants (…)  le contrôle de la distribution du  gaz et du fuel pour le chauffage, tout cela se fait dans la discipline. (…)Les comités populaires se sont naturellement installés dans les locaux mêmes de l’UGTT à l’échelle des localités et même à l’échelle régionale. » (Dans Informations ouvrières n° 132).

 

Le POI, attaché à la démocratie et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, affirme :


C’est au peuple tunisien et à lui seul de décider de son sort.

 

Les travailleurs et les peuples du monde, dont les travailleurs français, sont aux côtés du peuple tunisien et de sa jeunesse qui se lèvent contre l’oppression, l’exploitation, pour la démocratie, contre la dictature du FMI, de l’Union européenne et de la dette.

 

Partie prenante de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples, le POI – qui en assure la coordination avec le Parti des travailleurs d’Algérie – réaffirme l’appel des délégués ouvriers de 52 pays réunis dans la Conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation (Alger, 27-29 novembre 2010) : “Gouvernements fauteurs de guerre et de misère, craignez la révolte des peuples. A bas la guerre ! A bas l’exploitation !”

 

Cette semaine, lisez dans le numéro spécial d’Informations ouvrières

 

-       les témoignages de militants de l’UGTT, travailleurs, jeunes de Tunisie

-       la chronique des évènements au jour le jour

-       la conférence de presse de Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs d’Algérie

-       les documents des « investisseurs » capitalistes et de l’Union européenne sur le pillage de la Tunisie


________________________________________________________________________

le 5 janvier 2011

La fermeture du collège Jean Monnet

La traduction concrète de l’acceptation de la réduction des déficits publics ! 

Début octobre le conseil général de Loire-Atlantique à majorité PS annonçait la fermeture du collège Jean-Monnet de Vertou pour 2015,  invoquant deux motifs, le coût élevé de la restructuration de ce collège et une évolution démographique en baisse. Ce dernier argument semble assez fragile puisque selon les projections de l’Inspection académique de Loire-Atlantique, il n’y aurait aucune baisse des effectifs des enfants scolarisés à Vertou jusqu’en 2018 et  selon le maire de Vertou il est prévu la construction de 300 logements en centre ville.

 


Il semble donc que la raison essentielle de cette fermeture soit à chercher ailleurs.

 

Le mercredi 24 novembre, à l’Assemblée Nationale le Premier ministre a placé tout son discours de politique générale dans le cadre de la «nécessaire réduction des déficits publics ». Alors que le déficit atteint 7,7% du produit intérieur brut en 2010, Fillon s’est engagé à le réduire à 2% en 2014. Selon lui, « cette trajectoire vertueuse exige une mobilisation de l’Etat (…)mais aussi une mobilisation des régimes sociaux et des collectivités locales ».

 

D’où vient ce déficit ? Pour la seule année 2009, sous l’égide de la Banque centrale européenne (BCE), les gouvernements européens ont versé 4 589 milliards aux banques pour sauver les spéculateurs. En France, le montant du déficit en 2009 est strictement l’équivalent du total des intérêts de la dette et des exonérations fiscales accordées par le gouvernement au patronat !

 

Et c’est pour satisfaire aux exigences de l’UE au service des marchés et des spéculateurs, pour ramener le déficit à 2% en 2014, déficit qui a explosé du fait des milliards versés aux spéculateurs, qu’il faut casser les retraites par répartition, qu’il faut réduire les dépenses publiques, ce qui veut dire moins de surveillants dans les écoles, moins de professeurs, moins de personnels hospitaliers, qu’il faut tailler dans le budget des collectivités locales ce qui veut dire privatisation des services municipaux, réduction des effectifs de la fonction publique territoriale.

 

Voilà le cadre politique dans lequel se situe la fermeture programmée du collège Jean Monnet !

 

Pour le POI, cette dette n’est pas celle des peuples et la preuve est faite, en France avec un gouvernement de droite, en Grèce et  en Espagne avec des gouvernements se réclamant de la gauche qu’accepter la « nécessaire réduction des déficits publics » ne peut que conduire à accompagner les contre-réformes.

 

 Le POI n’accepte pas l’argument selon lequel c’est le désengagement de l’Etat qui serait responsable de la situation des collectivités territoriales, car rien n’oblige les élus à relayer la politique du gouvernement dictée par l’UE.

 

En juin, le POI a mené campagne avec l’ensemble des partis de gauche pour combattre la contre réforme des retraites commanditée par les marchés financiers, il a pendant des semaines exprimé sa position par le mot d’ordre de retrait et continue aujourd’hui à exiger l’abrogation de cette contre réforme.

 

 

C’est pourquoi  le POI dont le seul souci est l’intérêt des travailleurs, considère comme inacceptables les conséquences des budgets votés par les conseils généraux reportant sur la population la politique de réduction des déficits, menée  au nom d’un prétendu intérêt général.

 

Il fait les propositions suivantes aux organisations ouvrières et démocratiques locales :


-           la proposition de s’associer à la campagne pour exiger l’abandon de la mesure de fermeture du collège Jean Monnet.

-          La proposition de désigner et de soutenir des candidats unitaires aux prochaines  élections cantonales qui, s’engageant à rompre avec cette politique de relais, auront les mains libres pour porter cette exigence.

 

Le Parti Ouvrier Indépendant est résolu à prendre toute sa place et ses responsabilités dans ces campagnes qu’il souhaite mener avec les autres organisations.


_______________________________________________________________







Appel de la conférence

pour l’unité ouvrière

Réunie le 11 décembre 2010,

à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine)

 

Cette conférence à l’initiative du Parti ouvrier indépendant

a rassemblé des militants ouvriers de toutes affiliations syndicales et politiques.

 

           

 

      Nous, 330 délégués, venus de 55 départements, nous avons repris à notre compte la proposition faite par le Parti ouvrier indépendant.


     Nous nous sommes réunis ce 11 décembre en « Conférence nationale de délégués pour l’unité ouvrière pour arrêter le bras destructeur du gouvernement ».


     Au moment où Fillon annonce, au nom du gouvernement français, un plan de contre-réformes digne des programmes d’austérité annoncés dans toute l’Europe ; au moment où s’impose la nécessité de dresser toutes les forces de la classe ouvrière et de la jeunesse face à cette politique, nous faisons le constat suivant :


            • A plus de huit reprises, en septembre et octobre, et par millions, les travailleurs de tout le pays se sont mis en grève et ont manifesté pour le retrait de la contre-réforme des retraites.

            • Cette mobilisation d’une ampleur considérable a été au bord de faire basculer le pays dans une grève jusqu’au retrait. Si elle n’a pas abouti, c’est d’abord en raison du refus de la direction de l’intersyndicale —appuyée par les partis de gauche — de reprendre le mot d’ordre du retrait et d’appeler à la grève jusqu’au retrait.

            • Si le gouvernement est parvenu à imposer sa contre-réforme, nous, travailleurs, militants et responsables syndicaux et jeunes avons fait la démonstration de notre capacité de combat et de notre volonté de résistance et de mobilisation, nous refusons de renoncer.


        Nous savons que la contre-réforme des retraites constitue le premier acte d’un plan de rigueur et de contre-réformes sans précédent que le gouvernement Sarkozy veut imposer au peuple au nom des déficits publics.

Ø   Nous affirmons : pas question d’accepter le chantageà l’inéluctable « nécessité » de la réduction des déficits publics, chantage orchestré par le FMI et l’Union européenne au nom d’un prétendu « intérêt » général.

 

           Pas question d’accepter les plans d’une violence inouïe qui frappent de plein fouet l’Irlande, le Portugal, la Grèce... et nous menacent tous. Rien ne doit être sacrifié aux exigences du paiement de la dette, qui n’a qu’une origine : le renflouement des patrons, banquiers, capitalistes et spéculateurs, et qui n’a qu’une fonction : garantir au capital financier des profits gigantesques, au prix d’une exploitation débridée des travailleurs, du démantèlement de tous les services publics, abandonnant des territoires entiers au chaos.

 

Ø           Nous refusons de nous plier à la « nécessaire réduction des déficits publics », prônée par le communiqué de l’intersyndicale du 29 novembre correspondant aux souhaits du Premier ministre Fillon, qui représente le franchissement d’un pas dans la voie du « consensus » pour accompagner les contre-réformes et les plans de rigueur.

 

            Nous affirmons : mettre le doigt dans l’engrenage d’un consensus sur la base de la « nécessaire réduction des déficits publics » qui commande le démantèlement immédiat de la Sécurité sociale, des hôpitaux, de tout le système scolaire, des services de l’Equipement… est un piège mortel pour la classe ouvrière et ses organisations.

 

            Nous prenons l’engagement — partout, dans les villes, les départements, dans les secteurs professionnels— d’organiser la liaison politique permanente entre militants de toutes affiliations syndicales et politiques pour faire triompher l’unité pour dire :


« Non au chantage de la dette, non au consensus pour la “nécessaire réduction des déficits publics”, unité pour le rejet des contre-réformes et des plans de rigueur ».

 






9 décembre 2010

Communiqué

 

 

NEIGE ET VERITABLES REPONSABLES DU BLOCAGE DE LA CIRCULATION  

Une nuit d’enfer pour des milliers de franciliens bloqués dans la neige et le froid, plusieurs milliers obligés de dormir dans le centre commercial de Velizy, d’autres dans des gymnases, 3000 poids lourds immobilisés sur les chaussées …

Seuls responsable d’un tel désastre: la neige et le verglas ?

Toutes les victimes de ce gigantesque chaos témoignent dans le même sens : le phénomène climatique était certes inhabituel mais n’était pas extraordinaire : quelques centimètres de neige en Ile de France peuvent-ils mettre en échec des chasse-neiges et des saleuses techniquement prévues pour faire face à bien autre chose ?

Beaucoup indiquent que les routes “ nationales ” comme la N118 et la N 10, qui ne le sont plus, puisque leur entretien incombe maintenant aux conseils régionaux généraux, n’avaient pas été salées, alors que la portion de l’autoroute A6 entre Orly et Paris, par exemple, l’avait été et était parfaitement praticable.

Ceux qui ont vécu quelquefois pendant près de 15 heures cette catastrophe ont été sidérés d’entendre les déclarations du Ministre de l’Intérieur. Niant les faits dans un premier temps, puis annonçant triomphalement ce matin que les automobilistes ne seraient pas verbalisés ! Ses collaborateurs se félicitant de l’acheminement des couvertures pour les “ naufragés de la route ” et enjoignant aux salariés de ne pas prendre leur véhicule, alors que tous les bus de banlieue sont interdits de circulation ! .

En réalité le blocage de la circulation est le résultat du le démantèlement du service public de l’Equipement, du transfert aux collectivités territoriales de la responsabilité de l’entretien de la voirie, de la suppression massive des postes d’agents, des réductions de budget drastiques exigées par la RGPP

C’est la conséquence de la politique de réduction des déficits publics exigée par l’Union européenne et pour laquelle le gouvernement a établi un consensus avec les partis se réclamant de «la gauche» .

Dès la fin novembre, les syndicats CGT et FO de l’Equipement avaient pourtant lancé un cri d’alarme.

La CGT révélait les consignes “ d’abaissement du niveau de service d’exploitation de la viabilité hivernale ”, aboutissant “ à ne plus déneiger la voie de gauche des routes nationales que 8 heures après les chutes de neige”, Fo informant d’une “ baisse des crédits de 30% attribués aux directions interdépartementales des routes”.

Si l’on ajoute à cela les exigences de rentabilité des sociétés de transport routier et celles des sociétés exploitant le réseau autoroutier, on aboutit à un véritable désastre.

Cette politique de saccage des services publics, justifiée par le prétexte de la résorption de la dette publique  a des conséquences dramatiques. En cas d’inondations, d’incendies, d’épidémies, ce sont des tragédies qui s’annoncent.

Que penser d’un régime qui n’assure même plus la protection physique des citoyens contre les fléaux naturels mais qui pille les biens publics et sociaux du pays pour voler au secours des spéculateurs en danger de faillite ?

Pour le POI, ce qui vient de se produire rend nécessaire, de toute urgence,

- le rétablissement des postes de fonctionnaires, des crédits et moyens du service public de l’Equipement,

- la restauration de l’Equipement comme service de l’Etat et

- l’abrogation de toutes les dispositions transférant ses compétences aux collectivités territoriales. 






24 novembre 2010


Dublin, Athènes, Madrid, Lisbonne… Paris

 

Irlande : malgré un premier plan de coupes sociales sans précédent, le gouvernement, veut aujourd’hui tailler encore davantage dans toutes les dépenses publiques. Déjà depuis 2008, le peuple irlandais qui avait refusé d’approuver le traité de Lisbonne s’est vu contraint de revoter, et de payer durement les conséquences de ce traité.


Faire payer toujours plus aux peuples les appétits des spéculateurs

 

Les plans de « réduction de la dette publique » se sont mis en place : baisse généralisée des salaires, démantèlement des services publics. Cela n’a pas suffi pour les banquiers et spéculateurs, et à présent, l’Union européenne et le Fonds monétaire international, pour « sauver l’Irlande », comme ils disent, décident d’imposer un nouveau plan meurtrier : hausse des impôts, création de nouvelles taxes, licenciements de personnels médicaux et enseignants… Tout doit être sacrifié pour permettre aux spéculateurs de réaliser leurs profits ! Hier en Grèce, aujourd’hui en Irlande, demain au Portugal, en Espagne… et en France, en Allemagne… partout en Europe, il s’agit de réduire les peuples à la misère pour alimenter la spéculation.

 

Cette « dette » n’est pas celle des peuples.

 

En France, le montant de la dette est le strict résultat de la spéculation sur les taux d’intérêts et des exonérations consenties aux patrons. Et il faudrait accepter le pillage du pays, celui de nos retraites, de nos hôpitaux, de nos écoles, de nos communes… pour offrir aux spéculateurs les garanties qu’ils attendent ! La loi sur les retraites à peine votée, le gouvernement voudrait avancer dans le démantèlement de l’assurance maladie en en sortant la « dépendance » pour la donner aux assurances privées !


Dans tous les pays, une urgence : rejeter ces plans meurtriers !

 

Dans tous les pays les peuples refusent. La volonté de leur faire payer la dette, de les soumettre au FMI, à l’Union européenne, est illégitime. Ce qui est légitime, c’est le rejet de tous les plans meurtriers, en France de toutes les contre-réformes du gouvernement Sarkozy :

 

Abrogation de la contre-réforme des retraites !

 

11 décembre :

conférence nationale de délégués pour l’unité

 

Pourquoi faudrait-il laisser les mains libres au gouvernement « jusqu’en 2012 » ? Comment bloquer tout de suite l’offensive gouvernementale, imposer le retrait de  toutes les contre-réformes, reconquérir les droits et  la démocratie ?

Le POI propose la tenue le 11 décembre d’une conférence nationale de délégués pour l’unité ouvrière pour arrêter le bras destructeur du gouvernement, pour le retrait de toutes les contre-réformes.

C’est pour préparer cette conférence qu’une première réunion de préparation de cette conférence aura lieu le mercredi 1er décembre à 18 heures au 26 boulevard de l’Egalité à Nantes.





Rappel : Daniel Gluckstein à Saint Nazaire

mardi 16 novembre


Deux rendez vous de covoiturage à Nantes sont fixés  ce jour là à proximité du local  sur le parking "E 44"  (entrée au numéro 15 bd René Coty à Chantenay - tram arrêt Egalité)


- à 17h30

- à 19heures 15 au plus tard


La  réunion se déroulera en deux parties.

La première à 18h30 Maison des Syndicats, 4 Rue Marceau, discussion avec Daniel Gluckstein autour d'un buffet sur la situation après l'adoption de la loi sur les retraites.

La deuxième partie, à partir de 20 heures, réunion publique de présentation de la conférence d'Alger, à la Maison des Associations, salle Agora, 2 Rue Albert de Mun. Cette réunion sera suivie d'un débat.





Communiqué

 

Vie sauve pour Mumia Abu Jamal !

Obama doit empêcher son exécution

 

    Le 9 novembre la Cour d’Appel Fédérale de Philadelphie examinera la situation du militant noir  Mumia Abu Jamal, incarcéré depuis vingt neuf ans. Il risque d’être exécuté.

 

   L’Entente Internationale des Travailleurs, dont est membre le POI, a mené de nombreuses actions aux Etats-Unis, en France et dans tous les pays visant à obtenir la libération de Mumia, Abu Jamal .

 

   Dans ce but, elle  a organisé une délégation internationale à Washington.

 

   Aujourd’hui la responsabilité du  président Barak Obama est directement engagée puisqu’il a la possibilité de bloquer la procédure d’exécution.

 

   C’est pourquoi le Parti ouvrier indépendant s’associe à la pétition de la «Free Mumia Abu Jamal Coalition » qui aux Etats-Unis a lancé une campagne adressée à la fois au président des Etats Unis, Barak Obama et à l’avocat général des  Etats-Unis, Eric Holder. Cette pétition réclame  « L’intervention directe du président Obama, de l’avocat général et du  ministère de la Justice « 

 

   Cette intervention est à présent le seul moyen d’empêcher l’exécution imminente de Mumia Abu  Jamal, salué dans le monde entier pour son courage, sa lucidité et son dévouement. »

 

   Le POI exige la libération immédiate de Mumia Abu Jamal,

 

  C’est sur ces bases  que les militants du POI participeront aux initiatives visant à obtenir la vie sauve pour Mumia Abu-Jamal.


Paris le 3 novembre 2010


Conférence mondiale ouverte contre la guerre et l'exploitation

Alger, 27,28 et 29 novembre 2010

Travailleurs, militants, responsables d'organisations ouvrières et politiques, ils seront présents à Alger, venus de 54 pays : AFGHANISTAN ; ALGÉRIE ; ALLEMAGNE ; AUSTRALIE ; AZANIE (Afrique du Sud) ; BANGLADESH ; BELGIQUE ; BENIN ; BRÉSIL ; BURUNDI;CAMEROUN;CANADA;CHILI ; CHINE ; CHYPRE ; COLOMBIE ; CORÉE ; DANEMARK ; EQUATEUR ; ESPAGNE ; ÉTATS-UNIS; FRANCE; GABON; GRANDE-BRETAGNE ; GUADELOUPE ; HAÏTI ; HONGRIE; INDE; IRLANDE; ITALIE; KAZAKHSTAN ; LIBAN ; MEXIQUE ; MOLDAVIE ; PAKISTAN ; PALESTINE ; PANAMA ; PÉROU; PHILIPPINES ; POLOGNE ; PORTUGAL ; RÉP. CENTRAFRICAINE ; RÉP. DOMINICAINE ; ROUMANIE ; SÉNÉGAL ; SERBIE ; SUÈDE ; SUISSE; SYRIE; TCHAD; TCHÉCOSLOVAQUIE ; TOGO ; TURQUIE ; VENEZUELA…

 

            Mardi 16 Novembre à Saint-Nazaire


Réunion préparatoire à la Conférence mondiale ouverte contre la guerre et l’exploitation à Alger les 27, 28, 29 novembre 2010 à l’initiative de l’Entente Internationale des travailleurs et des peuples (E.I.T) et du Parti des Travailleurs d’Algérie.

Réunion préparatoire à la Conférence mondiale ouverte contre la guerre et l’exploitation à Alger les 27, 28, 29 novembre 2010 à l’initiative de l’Entente Internationale des travailleurs et des peuples (E.I.T) et du Parti des Travailleurs d’Algérie.

Avec la participation de Daniel Gluckstein, secrétaire national du P.O.I. (Parti Ouvrier Indépendant).

-          A 18h30 : salle de réunion du rez-de-chaussée, Maison des syndicats, 4 rue Marceau à Saint-Nazaire rencontre-discussion avec Daniel Gluckstein, autour d’un buffet froid.

 

-          A 20h00 : salle 7 Agora 1901, 2 rue Albert de Mun, réunion publique de présentation de la conférence d’Alger par Daniel Gluckstein et débat.

            

Fédération de Loire Atlantique


La rencontre et la réunion publique du 16 novembre à Saint-Nazaire ont pour but d’apporter une contribution et de mandaterdes délégués à cette conférence à partir du bilan des combats menés.

La région nazairienne, le département et au-delà tout le pays sont concernés par l’avenir du dernier chantier naval français qui emploie 2400 salariés et 5000 à 6000 salariés d’entreprises sous-traitantes. Vendu et revendu, le chantier naval est tombé aux mains du groupe Coréen STX. Alors que le chantier naval n’avait plus de commandes, de nombreux syndicalistes et politiques se sont lancés dans une campagne pour exiger de l’Etat qu’il nationalise le Chantier Naval, exigence qui se heurte à l’Union Européenne au nom de la « concurrence libre et non faussée ». Une manifestation intersyndicale unitaire a réuni 7.000 personnes le 3 Mars. 162 élus du département se sont joints à l’appel d’un élu des Sorinières pour « que l’Etat prenne enfin ses responsabilités, y compris en procédant à la nationalisation »Le 11 mai un meeting reprenant cette exigence s’est tenu à Saint-Nazaire avec la participation de 150 militants. Les deux seules commandes de paquebot sont venues d’une initiative de l’Etat et non du groupe coréen qui est lié aux grandes banques internationales et lorgne du côté des pays à bas coût de main d’œuvre. La situation est toujours très préoccupante. Plusieurs centaines de travailleurs subissent toujours le chômage partiel et aucune nouvelle commande n’est acquise. NCL vient de commander deux nouveaux paquebots aux chantiers allemands Meyer. La nationalisation du Chantier de Saint-Nazaire demeure plus que jamais  à l’ordre du jour.

Le combat contre les privatisations se pose dans les secteurs ou ex-secteurs publics. Plus de deux cents élus de Loire Atlantique se sont élevés contre la privatisation de la Poste à l’initiative du Comité du Gâvre. La construction de la Cité Sanitaire de Saint-Nazaire par le groupe Icade va livrer l’hôpital public au privé.

Dans ces combats des rapports nouveaux se sont instaurés entre militants de traditions diverses. Ils ont amené des initiatives unitaires sur la réforme des retraites pour le « retrait » de la contre réforme et pour la grève interprofessionnelle. En effet, non seulement il n’y avait rien à attendre du débat parlementaire, mais le projet de loi a été aggravé avec notamment la mise à l’ordre du jour pour 2013 de la retraite à points. Ceux qui ont subordonné les grèves à la pression sur le Parlement et le Sénat portent une lourde responsabilité. La loi ne doit pas être promulguée et si elle l’est, elle devra être abrogée. Elle n’était et est toujours ni amendable, ni négociable.

Dans de nombreux pays, les travailleurs entrent en lutte contre la politique du Fonds Monétaire International, de l’Organisation Mondiale du Commerce, de l’Union Européenne, sourcedes guerres, des famines, de la précarisation, des privatisations, des licenciements, de la destruction des nations et de la démocratie. Partout, ces combats posent deux questions majeures : la souveraineté des nations et l’indépendance du mouvement ouvrier.

 Des délégués d’Afghanistan, des Etats Unis,de Chine, de l’ex-URSS, du continent africain, du continent américain… seront présents à la Conférence d’Alger où ces questions seront débattues.

Tous les militants du département attachés à l’indépendance de classe, sont invités le 16 novembre à Saint-Nazaire au buffet et à la réunion- débat qui suivra.


le 20 octobre2010


Des millions en grève et en manifestation

 

Qu’est-ce qui permet au gouvernement de maintenir sa contre réforme ?

 

        · 19 octobre : des millions de travailleurs, lycéens et étudiants exigent en grève et en manifestation, le retrait de la contre-réforme Sarkozy-Fillon-Woerth.  20 octobre : Sarkozy réaffirme son refus de reculer et envoie les forces de l’ordre contre les piquets de grève autour des raffineries et dépôts d’essence.

        · Qu’est-ce qui donne à ce gouvernement en crise les moyens de maintenir sa contre-réforme ? D’un côté, les travailleurs se groupent avec leurs organisations dans l’exigence du retrait et l’organisation de la grève. Mais, d’un autre côté, les sommets de certaines confédérations persistent à résister au mot d’ordre de retrait (certains responsables prétendent même qu’une fois la loi votée, s’y opposer ne serait plus possible).

· D’une part, la majorité de la population soutient les grèves et manifestations et se prononce pour l’abandon de la contre-réforme. D’autre part, le Parti socialiste, par la voix de François Hollande propose « qu’une discussion sur la base du projet actuel puisse se faire avec le gouvernement, d’un côté, et les partenaires sociaux, de l’autre », tandis que Martine Aubry préconise que  syndicats et partis de gauche reformulent la réforme avec le gouvernement. N’est-ce pas là ce qui donne au gouvernement les moyens de ne pas reculer jusqu’à présent ?

       · A l’échelle internationale, les grands groupes spéculateurs, les multinationales exigent que le gouvernement français taille dans les dépenses de l’État, des collectivités locales, de la Sécurité sociale. Un véritable plan meurtrier contre la classe ouvrière et la jeunesse. La contre-réforme des retraites en est le premier acte.

        · Si les dirigeants du Parti socialiste se prononcent  pour sauver la contre-réforme - ou une version voisine - c’est parce qu’ils refusent de rompre avec le régime capitaliste fondé sur la propriété privée des moyens de production et avec ses institutions : l’Union européenne, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale.

      · Nul ne sait ce que seront les développements des prochains jours. Mais, c’est un fait : depuis des mois, la classe ouvrière a affirmé sa capacité à se grouper avec ses organisations pour le retrait. C’est aujourd’hui un élément majeur de la situation. Certes il y a des obstacles. Mais, tôt ou tard, la rupture s’imposera.

         Qu’il s’agisse des retraites, de la sécurité sociale ou de l’ensemble des plans meurtriers du gouvernement, il y a urgence à arrêter le bras destructeur du gouvernement.

 

Le POI propose la tenue d’une conférence de délégués pour l’unité ouvrière pour arrêter le bras destructeur du gouvernement, pour le retrait de toutes les contre-réformes, la reconquête des droits et de la démocratie. Il invite travailleurs et militants de toutes tendances qui partagent ces objectifs à la préparer












COMMUNIQUE
16 octobre 2010

 

        Alors que les appels à la grève pour le retrait du projet Fillon-Sarkozy-Woerth se multiplient  dans différents secteurs du public et du privé, y compris, pour certains d’entre eux, à partir du lundi 18 octobre ;

      Alors que ce 16 octobre, à nouveau, par centaines de milliers, les travailleurs et les jeunes, la population, ont manifesté dans tout le pays et dit que ce projet n’est ni amendable ni négociable, qu’il doit être retiré ;

      Alors que le gouvernement Sarkozy Fillon n’hésite pas à recourir à la répression, en particulier contre les jeunes qui ont manifesté contre la réforme des retraites qui, pour eux, repousse encore plus loin l’âge auquel ils peuvent prétendre obtenir un vrai travail, un vrai salaire ;

       Alors que le rapport Attali inscrit la contre-réforme des retraites dans une longue chaîne de mesures anti-ouvrières qui passe en particulier par le démantèlement complet de la Sécurité sociale de 1945 et l’étranglement des services publics à tous les niveaux ;

      Dans un tel contexte, il y a trois éléments que les travailleurs ne peuvent comprendre, car ils vont à l’encontre du mouvement en profondeur qui cherche la voie de la grève pour le retrait.

       Le premier de ces éléments, c’est le refus obstiné des responsables de la majorité des confédérations syndicales, et en particulier ceux qui constituent l’intersyndicale permanente, d’avancer le mot d’ordre de retrait.

      Le deuxième élément, c’est le refus d’avancer le mot d’ordre clair de grève jusqu’au retrait. Certes, dans de nombreux secteurs, les travailleurs avec leurs organisations syndicales, sans attendre les consignes venues du sommet, ont engagé la grève reconductible. Chacun le comprend : un appel dans l’unité de tous les responsables des confédérations, une fois pour toutes, pour dire grève jusqu’au retrait, contraindrait le gouvernement à reculer.

       Troisième élément, et non des moindres : le déferlement de déclarations des dirigeants des « partis de gauche », qui ces derniers jours sont ouvertement montés au créneau contre le retrait du projet de loi.

     C’est Martine Aubry, qui jeudi soir déclare : « Je m’adresse au gouvernement pour qu’il suspende le débat au Sénat et mette aussitôt les syndicats autour d’une table pour remettre tout à plat. »

      C’est Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés du PS, qui déclare jeudi encore : « Tout n’est pas forcément à rejeter » dans le projet du gouvernement, invitant à reprendre des discussions « avec les organisations syndicales et patronales » à partir du texte tel qu’il est aujourd’hui.

     C’est Manuel Valls, autre dirigeant socialiste, qui invite les membres de son parti « à ne pas demander le retrait du projet, parce qu’il faut le remettre à plat et parce qu’il faut une réforme des retraites ».

      C’est François Hollande, autre dirigeant socialiste, réclamant mercredi « qu’une discussion sur la base du projet actuel puisse se faire avec le gouvernement d’un côté et les partenaires sociaux de l’autre ».

      Sur la base du projet actuel ? Mais les travailleurs ne sont-ils pas en grève, parfois depuis plus d’une semaine ? N’ont-ils pas manifesté à six reprises, par millions, au cri de « ni amendable, ni négociable, retrait ! » ?

      Quelle signification a ce soutien ouvert apporté, par les dirigeants d’un parti supposé représenter les intérêts des travailleurs, à un projet Sarkozy-Woerth qui serait « amendé » à la marge ?


    Chacun le comprend : la contre-réforme des retraites, c’est une exigence du Fonds monétaire international, de l’Union européenne, des fonds de pension qui maintiennent sous surveillance l’endettement de la France.

     Chacun le comprend, le rapport Attali vient en appui à cette exigence et prétend mettre en coupe réglée et les retraites, et la Sécurité sociale, et les services publics, et l’école publique : tous les droits sociaux et démocratiques, pour répondre aux exigences des fonds de pension.

     Des millions de travailleurs, obstinément, par la grève et la manifestation, exigent à nouveau, ce 16 octobre, le retrait. Cette volonté, soutenue par l’immense majorité de l’opinion publique comme le montrent tous les sondages, exige une réponse conforme à la démocratie : retrait pur et simple.


C’est pour aider militants, travailleurs et jeunes de toutes tendances qui combattent pour surmonter les obstacles qui se dressent devant leur action unie, que le Parti ouvrier indépendant fait la proposition de la désignation de délégués à une « conférence nationale pour l’unité ouvrière, pour arrêter le bras destructeur du gouvernement, pour le retrait et l’abrogation de toutes les contre-réformes, pour la reconquête des droits et de la démocratie ».

Les secrétaires nationaux du POI




mardi 13 octobre

Après le 12 octobre

 plus que jamais:

Retrait

·                      12 octobre : pour la sixième fois en quelques mois, des millions de travailleurs et de jeunes ont fait grève et manifesté. Plus nombreux que jamais à crier « ni amendable, ni négociable, retrait », et à se prononcer pour la grève jusqu’au retrait. Une masse tranquille, sereine, sûre de son bon droit. Déterminée à obtenir le retrait de la contre-réforme, sans céder au chantage sur « les déficits publics » et les critères de Maastricht. Une masse unie, jeunes et moins jeunes exigeants d’une seule voix que l’on reconnaisse aux plus anciens le droit à la retraite pour permettre aux plus jeunes d’accéder à un vrai travail, à un vrai salaire.

·                     13 octobre : la grève est largement reconduite dans les dépôts SNCF et dans un certain nombre d’entreprises et de secteurs du public et du privé. Il est toutefois trop tôt pour mesurer jusqu’à quel point les assemblées générales seront amenées dans les prochaines heures et les prochains jours à décider ou non de la reconduction de la grève.vendredi 8 octobre 2010

·                     Plus déstabilisé et isolé que jamais, le gouvernement a pourtant réaffirmé par la voix de Fillon son intention d’aller jusqu’au bout.

·                     Dans une déclaration en date du 3 octobre, le Conseil fédéral national (CFN) du Parti ouvrier indépendant souligne que si les confédérations syndicales avançaient nettement dans l’unité l’exigence du retrait et lançaient à tous les niveaux l’appel à la grève pour le retrait auquel aspirent tous les travailleurs, sans aucun doute, le gouvernement devrait reculer.

·                      Il y a quelques jours, Bernard Thibault a appelé à débattre du mot d’ordre de reconduction «au cas par cas, entreprise par entreprise». Par leur présence massive, tranquille et déterminée dans les grèves et les manifestations, comme dans les assemblées générales votant la reconduction, les travailleurs unis avec leurs syndicats ont répondu.

·                    Nombre d’assemblées générales qui, les 12 et 13 octobre, se sont prononcées sur la reconduction se sont dans un même mouvement adressées aux directions des confédérations pour leur dire : « il vous revient de vous prononcer tout de suite et toutes pour le retrait de la contre-réforme et de prendre vos responsabilités dans l’organisation de la grève interprofessionnelle qui l’imposera. Pour notre part, nous sommes prêts, nous sommes d’ores et déjà engagés ».

·                    N’est-ce pas là la question centrale du moment ?

 

Plus que jamais : unité pour le retrait de la contre-réforme Sarkozy/Fillon/Woerth.

Il est urgent d’arrêter le bras destructeur du gouvernement.

 

 

Le CFN du POI propose la tenue d’une conférence de délégués pour l’unité ouvrière pour arrêter le bras destructeur du gouvernement, pour le retrait de toutes les contre-réformes, la reconquête des droits et de la démocratie. Il invite travailleurs et militants de toutes tendances qui partagent ces objectifs à la préparer. (La déclaration du CFN du POI est disponible auprès des diffuseurs de ce tract).

 





Jean Pierre Bréus, secrétaire départemental 

QU’EST-CE QUI DONNE A UN GOUVERNEMENT ISOLÉ, REJETÉ, DÉCONSIDÉRÉ, ASSAILLI PAR LES AFFAIRES, SON APPARENTE ASSURANCE ?

 

        Au lendemain des puissantes manifestations qui ont vu des millions de travailleurs et de jeunes, par la grève et la manifestation, réaffirmer leur exigence commune de retrait de la réforme Sarkozy-Fillon-Woerth, il est une question que tout travailleur, tout militant ouvrier est amené à se poser :

      Comment se peut-il qu’un gouvernement qui dresse des millions contre sa politique conserve les mains libres non seulement pour faire passer coûte que coûte la contre-réforme des retraites, mais aussi la réforme territoriale et le démantèlement de la Sécurité sociale, tout en poursuivant sa politique répressive et discriminatoire contre les Roms, contre les immigrés ?

     A cette question, quiconque observe les faits sera conduit à répondre :


Ce gouvernement ne conserve les mains libres que parce que dans leur majorité, les dirigeants des confédérations syndicales se refusent à avancer l’exigence du retrait et à lancer dans l’unité l’appel à la grève à laquelle aspirent tous les travailleurs.


Ce gouvernement ne survit que parce que les dirigeants des partis dits de gauche, qui se disent du côté des travailleurs, n’ont cessé de cautionner le prétendu débat parlementaire, avançant leurs propres projets de contre-réforme, respectueux des diktats de l’Union européenne, multipliant les promesses pour 2012…

LA SITUATION DANS LAQUELLE S’ENFONCE LE PAYS EXIGE DES MESURES D’URGENCE

 

     Le POI, depuis sa fondation en juin 2008, ne cesse de combattre pour que l’unité des travailleurs et de leurs organisations se réalise sur les mesures immédiates et d’urgence qu’appelle la situation.

 

• Il mène campagne pour l’interdiction des licenciements et a aidé à un rassemblement, autour de cette exigence, devant l’Assemblée nationale, le 28 novembre 2009.

 

• Il met au coeur de son action permanente la bataille contre toute remise en cause de la Sécurité sociale, pour l’abrogation de la loi Bachelot, pour le retrait des nouvelles mesures avancées et le retour à la Sécurité sociale de 1945.

 

• Lorsque 460 milliards sont scandaleusement versés par le gouvernement aux banquiers et aux spéculateurs au nom de la crise, le POI se prononce pour la renationalisation des secteurs clés de l’industrie et des banques privatisées.

 

• Il participe à tous les combats contre la destruction des services publics, des écoles, bureaux de poste, hôpitaux, comme il déploie toutes ses forces pour la réalisation de l’unité contre la suppression de 100 000 postes de fonctionnaires, pour le rétablissement plein et entier du service public, contre la Politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne, qui détruit l’agriculture et met en péril la souveraineté alimentaire de notre population.

 

 Quel gouvernement prendra de telles mesures d’urgence ?

 

      A l’évidence, un gouvernement qui déciderait de rompre toute attache vis-à-vis de la classe capitaliste, refusant en particulier de se soumettre à l’impératif de la « dette » au nom de laquelle on prétend imposer les plans meurtriers contre les travailleurs et le peuple.

 

     Un tel gouvernement ne pourrait être qu’un gouvernement qui décide de rompre avec l’Union européenne et de remettre en cause les institutions antidémocratiques de la Ve République, celles-là mêmes qui ont vu l’Assemblée croupion adopter la contre-réforme.

 

Un tel gouvernement tirerait sa légitimité du mandat donné par la majorité du peuple souverain représenté par ses délégués élus dans une Assemblée constituante.

 

Telles sont les positions du Parti ouvrier indépendant.

 

Le POI n’a pas d’autre but que de faire avancer la cause de l’unité pour faire prévaloir les besoins vitaux des travailleurs, de la jeunesse, de l’immense majorité du peuple.

 

 Car c’est une évidence : en contraignant le gouvernement à retirer sa loi sur les retraites et à renoncer aux contre-réformes qu’il veut engager dans la foulée, la classe ouvrière ouvrira une première brèche dans la voie d’une issue politique conforme aux intérêts de la population laborieuse et de la démocratie.

Rien n’est joué !








Bienvenue sur le site du parti ouvrier indépendant de Loire-Atlantique.



RETRAIT DU PLAN SARKO !

Retraites : notre position

 

Au moment où nous écrivons, ce 7 septembre (20 heures), des millions et des millions de travailleurs ont fait grève dans leurs entreprises du public et du privé, dans leurs administrations, leurs écoles, leurs hôpitaux, etc. Trois millions d’entre eux ont manifesté dans tout le pays à l’appel de leurs organisations syndicales, sous les banderoles des organisations, et souvent même sous les banderoles communes de leurs syndicats exigeant : « Retrait ».

Sur les banderoles, les autocollants et les pancartes et dans les mots d’ordre scandés, le mandat de l’immense majorité s’est clairement exprimé : « Ni amendable ni négociable, retrait, retrait du plan Sarkozy-Fillon-Woerth ! ».

Face à ce mouvement gigantesque, face à cette volonté mille fois, cent mille fois réaffirmée ce 7 septembre, Sarkozy choisit de jouer son va-tout. Il s’arc-boute bec et ongles à son projet de loi, pour la raison qu’il donne lui-même : la « réforme des retraites », c’est la clef de voûte de toutes les « réformes » qu’il s’est engagé à réaliser auprès de l’UE, du FMI et des marchés financiers. Et cela, avec le soutien du président de la Commission européenne, Barroso, qui s’est exprimé en ce sens ce même jour devant le Parlement européen à Strasbourg. Et cela, au moment où en Allemagne, en Espagne et dans toute l’Europe, les gouvernements de toute couleur politique prétendent imposer les mêmes contre-réformes contre les retraites.

Au moment même où se déroulait cette journée de mobilisation exceptionnelle, une dépêche informe que le groupe socialiste à l’Assemblée nationale entendait sur cette question des retraites « débattre projet contre projet » et ne pas se comporter en « opposition systématique ».

Pas d’opposition systématique ? Mais les millions de grévistes et manifestants, d’une seule voix, n’ont dit qu’une chose tout au long de cette journée du 7 septembre : « Systématiquement, nous nous opposons à cette infâme contre-réforme dont nous exigeons le retrait. »

Quant aux déclarations de Chérèque, laissant entrevoir que des amendements au projet pourraient ouvrir une issue… à condition de fermer les yeux sur le passage de 60 à 62 ans… Quel gréviste, quel manifestant s’est mobilisé aujourd’hui pour cela ?

Au soir de ce 7 septembre exceptionnel, pour l’immense majorité des manifestants, les choses sont claires : personne n'a reçu mandat pour entrer dans le jeu grossier de Sarkozy, personne n’a reçu le mandat de la masse qui s’est dressée aujourd’hui pour « négocier » des « aménagements » à cette contre-réforme.

A Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rennes, Rouen, Paris… du privé, comme du public, dans les centaines d’assemblées générales qui se sont tenues, comme dans les cortèges, une même interrogation a jailli : « Le moment n’est-il pas venu de se dresser en un seul bloc, travailleurs et organisations unis, sur le seul mot d’ordre de : retrait immédiat du projet de loi ? Le moment n’est-il pas venu que les organisations, en toute clarté, décident la date et lancent l’appel à la grève pour le retrait ? »

Au soir de ce 7 septembre, qui oserait prétendre que ce n’est pas là la réponse conforme à la démocratie et au mandat des grévistes et manifestants ? Qui oserait prétendre que les travailleurs ne sont pas prêts ?

Les secrétaires nationaux du Parti ouvrier indépendant
Claude Jenet, Daniel Gluckstein, Gérard Schivardi, Jean Markun

7 septembre 2010, 20 heures



Mai 2010

Le gouvernement abat ses cartes

Le plan du gouvernement contre les retraites a été rendu public. Sur cette base, il prépare son projet de loi qui devrait être adopté en Conseil des ministres début juillet.

C’est la totale !
    - Augmentation de la durée de cotisation.
    - Recul de l’âge légal de départ à la retraite.
    - Remise en cause du code des pensions et des régimes spéciaux.
    - Amputation des salaires des fonctionnaires…

Et ce n’est qu’un début ! En l’espace de quelques jours, le gouvernement a offert près de 100 milliards d’euros pour «renflouer la monnaie unique européenne» avant de chiffrer à 100 milliards d’euros les «économies » à réaliser pour revenir aux critères de Maastricht d’ici à 2013.

Jamais les choses n’ont été aussi claires ! Qu’y a-t-il à débattre ? Rien !
Un seul mot d’ordre devrait unir les organisations ouvrières :


Retrait du plan Sarkozy Fillon !
Nos retraites, n’y touchez pas !


Il y a quelques jours, les travailleurs grecs défilaient sur les mots d’ordre « Dehors, le FMI,
Dehors, l’Union européenne ! »

Pour le Parti ouvrier indépendant, c’est une certitude : l’issue conforme à la démocratie exigera un gouvernement de rupture avec l’Union européenne et avec le Fonds monétaire international ; un gouvernement qui prendra les mesures d’urgence et de sauvegarde de la classe ouvrière, de la jeunesse et de la démocratie.

Une telle issue passe, dans une première étape, par le rassemblement des forces sur le terrain de classe pour bloquer le cours destructeur du gouvernement Sarkozy, lui refuser tout consensus et imposer, maintenant, le retrait du plan !

26-05-2010

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

A propos de la taxation du capital

Depuis que le gouvernement a publié son « document d’orientation sur la réforme des retraites », de toutes parts, certains voudraient nous faire croire que le gouvernement a reculé en acceptant d’envisager la taxation du capital. Qu’en est-il exactement ? 

Qui peut prélever sur les revenus financiers sinon l’administration des impôts ?

Faut-il donc introduire une dose de fiscalité dans le financement des retraites ?

Faut-il remplacer la solidarité ouvrière fondée sur les cotisations, c'est-à-dire le salaire différé par une enveloppe financée par l’impôt, c'est-à-dire gérée par l’Etat qui en définit l’affectation comme il veut ?
Faut-il accepter l’idée d’une « bonne réforme » où chacun serait mis à contribution, travailleurs et patrons dans le même bateau ?
Cette « réforme » n’a qu’un but donner des gages aux marchés financiers !

NON AU CONSENSUS !

19-05-2010



Ne touchez pas à nos retraites !

Il y a un point commun entre le combat initié en France par le POI pour la défense des retraites et la lutte des travailleurs grecs contre le plan de guerre de l'Union européenne et du FMI : dans les deux cas, il s'agit du refus de la classe ouvrière de payer une dette qui n'est pas la sienne !
                                                        Voir le communiqué national du 5 mai (PDF)


Avril 2010

Grèce, Espagne, Islande, France… dans toute l’Europe

NE TOUCHEZ PAS A NOS RETRAITES
NON AUX PLANS DE RIGUEUR

Dans toute l’Europe, les gouvernements aux ordres de l’Union européenne multiplient les plans de rigueur.

En Grèce, le gouvernement « socialiste » de Papandréou veut faire payer à la population les conséquences de la spéculation organisée contre les finances publiques du pays.
Les travailleurs grecs ont dit « non ». Par centaines de milliers ils font grève et manifestent dans l’unité avec leurs syndicats contre le plan de rigueur.

En Islande, lors du référendum du 7 mars, le peuple a rejeté à plus de 90% la tentative de l’Union européenne de lui faire payer la faillite des banquiers et des spéculateurs.

En France les plans de licenciements succèdent aux plans de licenciements. Le gouvernement Sarkozy annonce un plan de rigueur au lendemain des élections régionales. Il veut s’en prendre aux retraites !

Pour mener sa politique, Sarkozy en appelle au consensus, au « vaste débat ». Il a besoin de la
régionalisation, instrument de l’éclatement des droits.

Le Parti Ouvrier Indépendant qui combat pour la rupture avec l’Union européenne contre l’éclatement-régionalisation-décentralisation de la Nation, pour l’unité de la classe ouvrière et de la démocratie, a fait le choix de ne pas se présenter aux élections régionales.

Chacun le comprend : si le résultat des élections régionales marque un rejet de la politique du gouvernement Sarkozy, il n’ouvrira pas, par lui-même, une issue politique à la crise.

Cette issue exige de forger l’unité des travailleurs et de leurs organisations, à l’échelle de toute l’Europe, dans le combat commun pour l’union libre des peuples et des Nations libres d’Europe et la rupture avec Maastricht.

Cette issue exige en France de forger l’unité des travailleurs et de leurs organisations, refusant tout consensus avec les multinationales, toute aide au gouvernement Sarkozy.

Unité des travailleurs et des organisations pour dire :

Ne touchez pas à nos retraites

Interdiction des licenciements

Non au plan de rigueur

_________________________________________________________

UN MILLIER DE MANIFESTANTS

le 21 MARS 2009 dans une

GRANDE MANIFESTATION SUR NANTES

POUR L'INTERDICTION DES LICENCIEMENTS !