Communiqué National

Le POI condamne l’assaut de l’armée israélienne contre une flottille d’aide humanitaire pour Gaza

Des commandos de la marine israélienne ont pris d’assaut, lundi 31 mai à l'aube, une flottille de navires partis de Turquie à destination de la bande de Gaza, transportant 10 000 tonnes d'aide humanitaire et de matériel de construction.

L’assaut, d’une très grande violence, aurait fait, selon les chiffres communiqués à ce jour par les médias israéliens, 19 morts et 36 blessés – dont plusieurs sont dans un état très grave. L'armée israélienne, pour sa part, a reconnu « au moins dix morts ». Le bilan définitif pourrait encore s’alourdir, affirme même la télévision israélienne.

Cet acte, commis contre des navires, des équipages et des passagers au seul fait qu’ils tentaient d’apporter une aide matérielle à une population palestinienne enfermée dans Gaza et privée des moyens de subsistance les plus élémentaires, s’inscrit dans une logique. Cette logique, c’est celle du blocus total infligé par l’Etat d’Israël aux femmes, aux hommes, aux enfants palestiniens depuis l’offensive menée il y a un an et demi contre la population de ce territoire. Une offensive qui a fait, rappelons-le, plus de 1 300 tués (parmi lesquels 900 civils, dont 300 enfants) et environ 5 300 blessés chez les Palestiniens

Depuis, par un recours systématique à la force, le gouvernement d’Israël interdit toute entrée de vivres, médicaments et matériels de construction, alors que le million et demi de Palestiniens de Gaza se voient condamnés à survivre dans des conditions atroces, avec des carences multiples.

Telle est la conséquence d’une politique qui prétend interdire au peuple palestinien le droit de vivre libre et souverain. Le POI condamne l’assaut de l’armée israélienne et exige la levée immédiate du blocus.

Il réaffirme l’exigence seule à même de ramener la paix pour tous les peuples de la région : la reconnaissance du droit du peuple palestinien à la paix, à la terre et à la liberté.

Paris, le 31 mai 2010
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Janvier 2010

Le 2eme congrès national du POI a réuni 342 délégués mandatés par 72 comités départementaux.

Il a décidé unanimement d’engager une campagne de masse autour d’un appel à l’unité pour dire : « Ne touchez pas à nos retraites ». Cet appel se conclut par une adresse à tous les dirigeants des partis qui se réclament du mouvement ouvrier pour qu’ils refusent le consensus et ne participent pas à la Commission gouvernementale chargée d’élaborer la contre-réforme.

Cet appel démonte les arguments avancés pour en finir avec le système de retraite conquis en 1945. Les chiffres annoncés sur le déficit concernant le financement des retraites : 10, puis 25 milliards…sont dérisoires au regard des 269 milliards d’exonérations accordées au patronat ces dix dernières années, et plus encore, au regard des 420 milliards accordés aux banquiers l’an passé.

Cette offensive contre les retraites n’a en réalité qu’un but : renflouer patrons et spéculateurs.

Cette campagne se traduira par la tenue dans toute la France d’une série de meetings et réunions publiques, notamment dans la région parisienne le 17 février à la Mutualité.

A l’occasion de ces meetings, le POI présentera ses positions, en particulier en ce qui concerne les élections régionales. Celles-ci seront une étape supplémentaire dans la marche à l’éclatement du pays, dans la mise en place de la « gouvernance régionale » comme instrument de destruction des conquêtes et droits ouvriers.

En conséquence, le POI a décidé de ne pas présenter de listes à ces élections régionales.

Le IIe Congrès du POI soutiendra la poursuite des initiatives pour l’unité pour l’interdiction des licenciements proposées par la délégation issue de la Conférence de Puteaux et du rassemblement du 28 novembre à l’Assemblée nationale.

Il soutiendra la poursuite de la bataille menée par des élus de toutes tendances contre la réforme territoriale remettant en cause l’unité de la République.

Il participera à la Conférence mondiale ouverte contre la guerre et l’exploitation à Alger en novembre 2010 à l’initiative de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples.

Paris, le 24 janvier 2010
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